Generali voit son bénéfice bondir de près d’un tiers sur neuf mois

AWP

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«Le groupe a poursuivi sa croissance rentable au cours des neuf premiers mois» de 2023 «malgré l’impact plus important des événements météorologiques», a commenté son directeur financier Cristiano Borean.

Le numéro un de l’assurance en Italie, Generali, a vu son bénéfice net ajusté (hors exceptionnels) grimper de 29,6% à 2,97 milliards d’euros (2,86 milliards de francs) sur les neuf premiers mois de l’année, grâce à la forte croissance de son segment dommages.

«Le groupe a poursuivi sa croissance rentable au cours des neuf premiers mois» de 2023 «malgré l’impact plus important des événements météorologiques», a commenté vendredi son directeur financier Cristiano Borean.

Ce résultat est conforme au consensus des analystes compilé par Generali, qui tablaient en moyenne sur un bénéfice net ajusté de 2,95 milliards d’euros.

L’assureur italien a affiché un bénéfice opérationnel en hausse de 16,7% à 5,1 milliards d’euros.

Le bénéfice opérationnel a été tiré par la performance du segment dommages (+50,3%) et dans une moindre mesure par la gestion d’actifs (+3,8%). A l’inverse, l’assurance-vie a reculé de 1,1%.

Generali a confirmé les objectifs de son plan stratégique, dont une hausse du bénéfice par action de 6 à 8% par an et des dividendes cumulés de 5,2 et 5,6 milliards d’euros sur la période 2022-2024.

L’entrée de primes brutes, l’équivalent du chiffre d’affaires, a augmenté de 4,7% à 60,46 milliards d’euros sur neuf mois, soutenue elle aussi par le segment dommages (+11,4%).

La collecte nette en assurance-vie a été cependant négative (-1,19 milliard d’euros).

Le ratio économique de solvabilité de Generali a augmenté à 224% fin septembre, un niveau très élevé, comparé à 221% un an auparavant.

Generali avait racheté en juin l’assureur espagnol Liberty Seguros pour 2,3 milliards d’euros, ce qui représente sa plus grosse acquisition depuis dix ans.

Le trésor de guerre restant pour de futures acquisitions s’élève à 500 millions d’euros. «Si nous n’utilisons pas ces ressources» d’ici fin 2024, «nous les redistribuerons aux actionnaires», a promis la semaine dernière le PDG du groupe, Philippe Donnet.

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