Les marchés européens terminent en repli

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Paris clôture à -0,21%, Francfort à -0,18% et à Zurich, le SMI finit sur un gain de 0,36% à 14’223,90 points, le sommet du jour.

Les Bourses européennes ont terminé la séance de lundi en repli, à l’inverse de Wall Street qui prenait à nouveau des risques, après les doutes de la semaine dernière sur la création de valeur dans la «tech» et l’IA.

Sur fond d’échanges assez faibles, l’attentisme et la prudence ont prévalu à Paris (-0,21%) où la bonne santé de la défense (Thalès, +1,85%) n’a pas compensé le recul des valeurs industrielles (Saint-Gobain -3,80%, Renault -3,05%, Stellantis -2,66%).

A Francfort (-0,18%), le titre Rheinmetall (+2,62%) a sans doute bénéficié d’achats à la baisse après son fort recul la semaine dernière.

Heidelbermat (-9,35%), Deutsche Telekom (-5,45%) et Volkswagen (-3,93%) ont cependant pondéré l’indice DAX à la baisse.

A l’inverse, à Zurich, le SMI a fini sur un gain de 0,36% à 14’223,90 points, le sommet du jour.

Du nouveau à Downing Street?

A Londres (-0,23%), le fabricant de tabac British America Tobacco a finalement limité la casse (-0,73%) après l’annonce de 5.500 suppressions de postes dans le monde pour économiser près de 700 millions d’euros d’ici 2028.

Les investisseurs londoniens ont écouté le possible futur premier ministre travailliste, Andy Burnham, réputé moins en phase avec les marchés que le sortant Keir Starmer.

M. Burnham semble avoir rassuré les créanciers de l’Etat en promettant de décentraliser les leviers du pouvoir en dehors de Londres.

Les rendements à dix ans (taux d’intérêt) ont reculé à 4,71%, contre 4,73% précédemment. Cette sorte de «prime de risques» des créanciers avait fortement augmenté en mai-juin, à l’arrivée de l’hypothèse Burnham.

«Nous ne savons pas encore vraiment en quoi consiste son programme économique. Il pourrait se montrer un peu plus créatif en matière de règles budgétaires, ce qui pourrait déplaire aux marchés», souligne Neil Wilson de la plateforme Saxo.

Wall Street en verve

Deux salles, deux ambiances. A New York, le Nasdaq reprenait sa marche vers les sommets vers 18H30 (+1,37%) après de forts reculs la semaine dernière.

L’action de Rocket Lab s’envolait (+13,44%) après l’annonce d’une acquisition du fournisseur de communications par satellites Iridium (+21,63%)

Le titre de Comcast (+7,45%) suscitait une forte demande après une information de marché d’avant-séance: le câblo-opérateur américain a annoncé lundi la séparation de ses activités médias, comprenant le britannique Sky et la filiale NBCUniversal, du reste du groupe.

A l’approche de la saison des résultats à partir de mi-juillet, le S&P 500 (+0,77%) et le Dow Jones (+0,40%) misaient également sur le risque.

Dominante sur le marché américain, la «tech» a pu être portée par l’annonce d’un plan colossal d’investissement de la Corée du Sud dans l’IA (semi-conducteurs et data centers), équivalant à plus de 1.000 milliards d’euros au total sur dix ans.

«Bien que les inquiétudes grandissent concernant le commerce lié à l’IA et sa viabilité à long terme, les +sept magnifiques+ devraient continuer à porter la croissance des bénéfices cette année», souligne pour sa part Kathleen Brooks de la plate-forme XTB.

Les «sept magnifiques» désignent les principales valeurs américaines de la technologie, très investies dans le développement de la chaîne de valeur de l’IA : Alphabet/Google, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia, Tesla/SpaceX.

Marché obligataire calme à l’approche de la réunion des banquiers centraux

Le calme prévalait sur les marchés obligataires (taux d’intérêts attachés à la dette des Etats), à l’approche de la réunion des grands banquiers centraux à Sintra au Portugal.

Le rendement du «Bund» allemand à dix ans repassait la barre des 2,85% et son équivalent français restait compris entre 3,63% et 3,64%.

Le pétrole baisse... et alors?

Les investisseurs ne suivent plus que d’un oeil lointain les innombrables rebondissements des pourparlers Iran/Etats-Unis et la courbe du pétrole qui les avaient tellement préoccupés au début de la guerre fin février.

Le président américain Donald Trump a assuré lundi qu’il y aurait bien une rencontre le mardi au Qatar entre délégations américaine et iranienne, et ce à la demande de Téhéran, qui venait de son côté de démentir cette affirmation.

Cette annonce intervient alors que les deux camps ont décidé, selon un responsable américain, de cesser leurs attaques, menées en dépit de la signature d’un protocole d’accord mi-juin.

Après une forte baisse, le pétrole redemandait une petite prime de risques face aux incertitudes avec une hausse du Brent de la mer du nord (73,20 dollars le baril, +1.68%) et du WTI américain (70,74 dollars, +2,18%), selon un pointage vers 19h00.

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