Les marchés européens attentifs au Moyen-Orient, SpaceX en difficultés

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Londres (+0,72%), qui avait anticipé la démission de Keir Starmer, est hissé par les banques (Barclays +3,94%, Lloyds +3,90%). En revanche, Paris (-0,25%) et Milan (-0,10%) sont plombés par le luxe.

Les marchés boursiers mondiaux réagissaient lundi à l’évolution favorable des pourparlers entre les Etats-Unis et l’Iran mais aussi à des informations locales. En parallèle à Wall Street, SpaceX et Google subissaient de sévères corrections.

A Wall Street, le Nasdaq reculait nettement (-1,31%) plombé par la maison mère de Google, Alphabet, qui chutait de près de 6% vers 18h50 et par SpaceX qui plongeait de plus de 10%. L’action du géant de l’aérospatiale s’inscrit en perte pour la troisième séance mais conserve une progression d’environ 22% depuis son introduction en bourse le 12 juin.

Le S&P 500 se repliait prudemment (-0,41%) à l’inverse du Dow Jones des valeurs traditionnelles (+0,31%).

Londres attend Burnham

En Europe, Londres (+0,72%) avait anticipé la démission du premier ministre Keir Starmer qui reste en poste le temps d’organiser sa succession. Le Footsie 100 a été tiré par les banques (Barclays +3,94%, Lloyds +3,90%), indifférent pour l’instant à la possible arrivée à Downing Street d’Andy Burnham, jugé plus à gauche que le premier ministre travailliste sortant.

«S’il cherche à séduire l’aile gauche du Labour, aujourd’hui majoritaire au sein du parti, il risque d’inquiéter les marchés obligataires et d’alimenter une hausse des rendements des obligations souveraines britanniques», analyse Kevin Thozet pour Carmignac. «À l’inverse, un recentrage destiné à rassurer les investisseurs pourrait lui aliéner une partie de sa base électorale», ajoute M. Thozet.

Le taux d’intérêt britannique à échéance dix ans remontait en fin de journée à 4,81% contre 4,79% plus tôt. Il avait déjà grimpé de 0,09 point de pourcentage vendredi à 4,84%. La monnaie britannique restait stable (+0,12%) face au dollar, à 1,3248 dollar pour un livre sterling.

Sur les marchés obligataires de la zone euro, le taux d’emprunt de l’Etat allemand à dix ans reculait à 2,95% contre 2,98% lors de la précédente séance. Son équivalent français suivait la même tendance (3,70% contre 3,74%).

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, s’est montrée rassurante sur l’inflation après une remontée des taux de la BCE de 0,25 point de base à 2,25% la semaine dernière. «La plupart des indicateurs des anticipations d’inflation à long terme se situent autour de 2%, ce qui soutient la stabilisation de l’inflation autour de l’objectif à moyen terme», a-t-elle déclaré lors d’une audition devant le Parlement européen.

Les Etats-Unis lèvent des sanctions, le pétrole baisse

Les négociations entre les États-Unis et l’Iran «continuent de peser sur les investisseurs comme une épée de Damoclès. Les allers-retours des dernières semaines ont provoqué une certaine fatigue sur les marchés», observe l’analyste Andreas Lipkow pour CMC Markets. Les Etats-Unis ont annoncé lundi avoir suspendu pour deux mois leurs sanctions visant le pétrole iranien, et assuré que l’Iran accueillerait à nouveau des inspecteurs nucléaires, après des pourparlers en Suisse qualifiés par Washington de «bases très solides» pour une fin définitive à la guerre au Moyen-Orient.

A la suite de cette déclaration, les cours du pétrole ont nettement reculé. Vers 19h20, le Brent de la mer du Nord, référence sur le marché du brut, s’échangeait à 77,72 dollars le baril (-3,56%). Le WTI américain valait 73,53 dollars (-4,03%).

«Malgré un week-end de discussions mouvementées en Suisse et les menaces de la Maison-Blanche, il semble que certains progrès aient effectivement été réalisés entre les deux» pays rivaux, estiment aussi les analystes d’IG.

Le luxe dans le rouge après une note d’analyste sur Hermès 

Tout comme Milan (-0,10%), Paris a reculé (-0,25%), tirée vers le bas par le recul du luxe. En revanche Francfort a terminé en hausse (+0,62%), à l’image de la Bourse suisse, dont l’indice phare SMI a gagné 0,54%.

Le secteur du luxe cède du terrain dans toute l’Europe, dans la foulée du net recul du français Hermès (-5,90% à 1.620 euros), qui souffre d’une note publiée lundi par les analystes de Kepler Cheuvreux, prévoyant une baisse des marges au premier semestre. Selon cette publication, citée par Bloomberg, la rentabilité de l’entreprise «devrait être pénalisée par une sous-absorption des coûts fixes ainsi que par des effets de change défavorables». Le groupe doit publier ses résultats le 29 juillet prochain.

A Paris, LVMH a perdu 3,59% et Kering 2,15%. A Milan, Moncler a reculé de 1,62% et Salvatore Ferragamo de 0,88%. A Londres, Burberry a lâché 2,82%.

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