Le dollar renforcé par les doutes sur de nouveaux pourparlers USA-Iran

AWP/AFP

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Vers 20h15, la devise américaine prend 0,40% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1741 dollar pour un euro.

Le dollar est en hausse contre la plupart des grandes monnaies mardi, profitant des incertitudes sur la reprise de négociations entre les Etats-Unis et l’Iran, alors que la trêve entre les deux pays menace d’expirer.

Aucune délégation n’a été confirmée comme arrivée au Pakistan, où sont prévus les pourparlers.

«Cette incertitude maintient l’attention (des investisseurs, ndlr) fermement tournée vers le Moyen-Orient», assure Kevin Ford, de Convera.

«Tant qu’il n’y aura pas de progrès tangibles, le risque géopolitique devrait continuer à éclipser l’évolution de la politique intérieure et à rendre les marchés très sensibles à l’actualité», ajoute-t-il.

Les parties s’écharpent aussi sur la durée du cessez-le-feu en cours: celui-ci expire à minuit GMT pour l’Iran, tandis que Donald Trump a affirmé qu’il prendra fin un jour plus tard.

Ces nombreux doutes «permettent au dollar de se consolider», relèvent les analystes de Scotiabank.

Vers 18H15 GMT, la devise américaine prenait 0,40% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1741 dollar pour un euro.

Les cambistes ont aussi suivi l’audition de confirmation par le Sénat américain de Kevin Warsh, candidat désigné par Donald Trump pour prendre la tête de la Réserve fédérale (Fed).

M. Warsh a cherché à convaincre qu’il n’était pas «la marionnette du président» comme l’a décrit la sénatrice Elizabeth Warren, assurant qu’il comptait bien défendre l’indépendance de la Fed.

La monnaie britannique reculait pour sa part de 0,26% face au billet vert, à 1,3500 dollar pour une livre.

Olly Robbins, un haut fonctionnaire limogé par le Premier ministre Keir Starmer, a témoigné dans le cadre d’une audition parlementaire, indiquant qu’il avait subi des pressions pour donner son feu vert à la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur aux Etats-Unis.

«Son témoignage pourrait fragiliser la position de Starmer», et son départ pourrait faire baisser la livre, souligne Samara Hammoud, analyste chez CBA.

Le Premier ministre britannique a reconnu lundi devant les députés avoir fait une erreur en nommant M. Mandelson à ce poste malgré ses liens avec le pédocriminel Jeffrey Epstein.

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