Le dollar hésite face aux derniers développements au Moyen-Orient

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Vers 20h, la devise américaine cède 0,18% à la monnaie unique, à 1,1786 dollar pour un euro, et recule de 0,16% à la livre sterling, à 1,3537 dollar.

Le dollar reste sans grand changement lundi, peu dynamisé par les dernières nouvelles en provenance du Moyen-Orient, un mouvement comparable à celui des taux d’intérêt de l’Etat américain.

Après avoir passé la première partie de séance en petite hausse, la devise américaine reculait légèrement. Vers 18H00 GMT, elle cédait 0,18% à la monnaie unique, à 1,1786 dollar pour un euro, et reculait de 0,16% à la livre sterling, à 1,3537 dollar.

En revanche, le dollar grappillait 0,06% à la devise japonaise, à 158,73 yens.

Une délégation américaine décollera «bientôt» pour le Pakistan en vue de discussions avec l’Iran, a dit une source proche du dossier à l’AFP, Téhéran laissant de son côté planer le doute sur sa participation à ces pourparlers.

La fin du cessez-le-feu entre les deux pays ennemis approche, et Donald Trump a jugé «très improbable» l’extension de la trêve, auprès de l’agence Bloomberg.

Ces propos, associés à un regain de tensions dans le détroit d’Ormuz, font grimper les cours du pétrole.

Mais, «malgré la volatilité de ces rebondissements», les investisseurs «gardent l’espoir qu’une issue soit enfin en vue», relève Kevin Ford, de Convera.

«La prime liée au conflit géopolitique s’estompe», du côté de la devise américaine, ajoute l’analyste.

Au début de la guerre, le dollar s’est fortement renforcé, jusqu’à atteindre 1,14 dollar pour un euro, un niveau plus vu depuis l’été dernier.

Il a depuis relâché la grande majorité de ses gains.

Les rendements des bons du Trésor américain restent, eux, bien plus élevés qu’avant la guerre. Mais ils évoluent ces derniers jours dans une fourchette étroite.

Vers 18H00 GMT, le rendement à 10 ans des emprunts de l’État américain évoluait à 4,25%, comme à la clôture vendredi.

Outre les évolutions géopolitiques, les cambistes attendent l’audition mardi au Sénat américain de Kevin Warsh, pour savoir si le candidat choisi par Donald Trump peut succéder à Jerome Powell à la tête de la puissante Réserve fédérale (Fed).

M. Warsh «a notamment soutenu que l’économie américaine est confrontée à de puissantes forces désinflationnistes», de quoi permettre «une baisse des taux d’intérêt», rappellent les analystes de la Deutsche Bank.

Si «le futur président de la Fed ne prend pas au sérieux la menace inflationniste», «cela pourrait nuire à la crédibilité» de celle-ci, prévient Kathleen Brooks, analyste de XTB.

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