Le dollar avance à pas menus mercredi, ayant perdu de son attrait pour les investisseurs qui semblent davantage croire dans une issue prochaine au conflit opposant les Etats-Unis et l’Iran.
Vers 10H05 GMT (12H05 à Paris), la devise américaine grappillait 0,13% à la monnaie unique européenne, à 1,1779 dollar pour un euro, et 0,12% à la livre sterling.
Le Dollar Index, qui compare le billet vert à un panier d’autres grandes devises, s’affichait quasi-stable, et était presque retombé à ses niveaux précédant les premières frappes israélo-américaines en Iran, fin février.
«Ces niveaux du dollar semblent refléter un optimisme prématuré» du marché, «de plus en plus confiant quant à une résolution de la crise au Moyen-Orient, en raison de l’annonce de la tenue d’un deuxième cycle de négociations entre les États-Unis et l’Iran, et de la volonté apparente de Téhéran de suspendre ses livraisons afin d’éviter de tester le blocus naval américain», estime Francesco Pesole, analyste chez ING.
La guerre dans le Golfe est «presque finie», a assuré le président américain mardi soir sur Fox News, assurant que les autorités iraniennes «veulent vraiment parvenir à un accord».
Il a par ailleurs évoqué auprès du New York Post une possible reprise des discussions avec l’Iran cette semaine au Pakistan. «Quelque chose pourrait arriver au cours des deux prochains jours», a-t-il affirmé.
«Cette semaine semble marquer le début d’un désengagement progressif des investisseurs, qui ont commencé à se défaire de leur position longue sur le dollar, stratégie initiale évidente après le début de la guerre», constate pour sa part Derek Halpenny, de MUFG.
Le prix de l’or, également considéré comme une valeur refuge, reculait de 0,89% à 4.798,39 dollars l’once.
S’exprimant mardi, Christine Lagarde a déclaré qu’elle ne quittera pas ses fonctions de présidente de la Banque centrale européenne (BCE). Un «capitaine» ne doit pas abandonner le navire en pleine période de turbulences économiques mondiales, a-t-elle estimé.
«Mme Lagarde n’a certainement pas donné l’impression» de chercher à «influencer les marchés financiers», à l’heure où «les anticipations d’une hausse des taux en avril ont tendance à diminuer», d’après M. Halpenny.
L’analyste table toujours sur un rehaussement du principal taux directeur de la BCE «d’ici juin si les prix du pétrole brut se maintiennent à leurs niveaux actuels, voire les dépassent».