Fed: statu quo malgré les tensions au Moyen-Orient

Mabrouk Chetouane, Natixis IM

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La menace que fait peser la guerre au Moyen Orient ne devrait pas déclencher de réaction de la Fed Réserve Fédérale.

Pour son avant dernière réunion de politique monétaire, Jerome Powell devrait laisser inchangé les taux directeurs américains dans leur fourchette actuelle comprise entre 3,75% et 3,5%. 

Tout en reconnaissant une montée du risque inflationniste, le président du FOMC insistera sur le manque de visibilité imposée par le conflit et sur l’affaiblissement du niveau d’activité (nette révision du niveau d’activité au T4.25) et sur les destructions d’emplois enregistrées par le dernier rapport sur l’emploi pour équilibrer la tonalité de son discours. Les investisseurs n’anticipent désormais qu’une seule baisse de taux de 25 bp en 2026 contre deux baisses de taux il y a encore une semaine.

Même si le risque inflationniste est palpable, le prix du gallon d’essence s’est apprécié de 18% au dernier relevé disponible, il est encore trop pour établir une évaluation solide de possibles effets de second tour qui viendraient affecter la trajectoire des salaires. Par ailleurs, il s’agit d’un choc d’offre négatif qui à ce stade ne transite que par les prix. 

La quantité d’énergie disponible pour l’économie américaine n’a que marginalement été touchée par la fermeture du détroit d’Hormuz par lequel ne transite que 800K à destination des Etats-Unis (pour production américaine qui dépasse 13 millions de barils jour). 

Au-delà d’une capacité limitée à traiter les conséquences d’un choc d’offre, nous estimons que la Fed continuera de privilégier le soutien au marché du travail dans sa fonction de réaction.

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