Les États-Unis et Israël sont entrés dans un conflit plus large et plus intense avec l’Iran, marquant une escalade significative par rapport aux tensions précédentes. Le pétrole demeure le principal canal de transmission de l’impact économique. Dans cette note, nous nous concentrons sur les implications économiques et de marché potentielles de ce conflit et présentons plusieurs scénarios pour aider à naviguer dans l’environnement actuel. À ce stade, nous estimons qu’il est prématuré d'«acheter la baisse» et maintenons notre allocation d’actifs actuelle axée sur la diversification, tout en surveillant de près l’évolution de la situation.
1. L’INTÉGRATION DU RISQUE DE GUERRE
Ce week-end, les hostilités entre les États-Unis, Israël et l’Iran se sont intensifiées de manière significative, représentant une escalade claire par rapport aux tensions précédentes. Cependant, les marchés avaient déjà commencé à intégrer le risque de tels développements, les négociations entre les États-Unis et l’Iran semblant au point mort. La semaine dernière, le rendement du Trésor américain à 10 ans a baissé de 14 points de base (pb), et les prix du pétrole WTI ont augmenté de 6%, soit près de 20% de hausse depuis le début de l’année.
La durée et l’issue de ce conflit restent très incertaines. N’étant pas des experts géopolitiques, nous nous abstenons de tout commentaire politique et nous concentrons sur les implications économiques et de marché potentielles. Le pétrole demeure le principal canal de transmission de l’impact économique. Malgré les tensions persistantes au Moyen-Orient, les prix du pétrole ont eu du mal à progresser significativement en 2024 ou en 2025, les conflits précédents étant restés relativement contenus et de courte durée, avec une escalade limitée et un impact régional.
L’histoire montre que réagir de manière émotionnelle aux événements géopolitiques n’est que rarement une stratégie d’investissement judicieuse. Les marchés peuvent connaître une volatilité à court terme et des mouvements de repli, mais ces réactions s’avèrent souvent temporaires. Comme l’illustre le tableau 1 ci-dessous, les marchés actions peuvent souffrir lors des escalades, mais les pertes sont fréquemment effacées à mesure que les tensions s’apaisent. Vendre des actifs en réponse à de tels événements peut apporter un soulagement temporaire, mais le retour sur le marché peut s’avérer difficile et entraîner des occasions manquées, affectant les rendements à long terme.
À ce stade, nous estimons qu’il est prématuré de «acheter la baisse». Dans cette note, nous présentons plusieurs scénarios pour aider à naviguer dans l’environnement actuel. Nous souhaitons sécurité à nos collègues et clients au Moyen-Orient et espérons une résolution rapide.
L'analyse complète en PDF ci-dessous.