Vers un rebond de la croissance mondiale en 2026?

Communiqué, Aviva Investors

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«Pour 2026, nous pensons que le contexte macroéconomique devrait s'améliorer au cours de l'année», estime Michael Grady, responsable de la stratégie d’investissement et économiste en chef chez Aviva Investors.
  • La croissance mondiale devrait rebondir en 2026, alors que les vents contraires des tarifs douaniers font place à des adjuvants budgétaires, monétaires et en matière d’investissement.
  • Si l’inflation devrait converger vers l’objectif en 2026, des risques haussiers restent présents pour 2027.
  • L’investissement basé sur l’IA poursuivra son essor et dopera la croissance, mais il contribuera à une augmentation de la volatilité et du risque pour les marchés des actions et du crédit.

Aviva Investors, la division de gestion d'actifs internationale d’Aviva PLC («Aviva»), estime qu’une multitude de vents favorables soutiendront un rebond de la croissance mondiale en 2026. Parmi ceux-ci figurent l’impact retardé de l’assouplissement de la politique monétaire et l’augmentation des investissements provenant du secteur de la technologie et des secteurs cycliques plus traditionnels. Ces facteurs devraient apporter un contexte plus favorable pour les actifs risqués.

L’équipe Macro Investment d’Aviva Investors table sur une croissance mondiale d’environ trois pour cent, tant en 2026 qu’en 2027, un chiffre légèrement inférieur à celui de 2025. Les moyennes des années calendaires dissimulent toutefois l’ampleur de la reprise, dès lors que l’on s’attend à ce que la croissance trimestrielle des économies avancées et émergentes en glissement annuel atteigne un creux au 4e trimestre 2025 et à ce qu’elle remonte jusqu’au quatrième trimestre 2026.

À plus long terme, pour 2026, la plupart des banques centrales devraient mettre un terme à leurs cycles d’assouplissement d’ici la moitié de l’année, avec des taux proches de la neutralité et une inflation sous-jacente qui converge vers l’objectif. La capacité de réserve ainsi créée étant minime, Aviva Investors pense que la croissance du second semestre 2026 sur certains marchés devrait être soumise à une hausse modérée des taux. Tant qu’elle est alimentée par une demande plus robuste, elle ne devrait pas faire dérailler la performance des actifs risqués.

La dynamique d’inflation est susceptible de diverger entre les grandes économies en 2026. Aux États-Unis, le plein effet des tarifs douaniers devrait se faire sentir sur l’inflation début 2026 et maintenir l’inflation mesurée au-dessus de l’objectif tout au long de l’année. Dans la zone euro, l’inflation sous-jacente devrait se maintenir autour de l’objectif de deux pour cent, tandis qu’au Royaume-Uni, le taux d’inflation actuellement élevé devrait ralentir de manière plus marquée tout au long de 2026, pour clôturer l’année autour de deux pour cent. Si cela représente une perspective d’inflation mondiale relativement timorée, des risques haussiers pourraient émerger dès lors que la capacité de réserve s’érode, avec la réapparition potentielle de pressions sur l’inflation tant des biens que des services. L’environnement de croissance et d’inflation pousse Aviva Investors à adopter un point de vue globalement neutre sur la duration.

L’équipe d’investissement s’attend à ce que les dépenses d’investissement liées à l’IA deviennent un moteur de plus en plus important de l’investissement des entreprises à l’échelle mondiale. Cependant, la thématique de l’IA charrie son propre lot de risques. Le retour sur investissement devra être clarifié, l’adoption et l’intégration de l’IA dans les pratiques commerciales étant un facteur clé du rendement escompté. Si les données initiales laissent entrevoir de solides retours pour les entreprises adoptantes, elles s’appuient en grande partie sur des preuves anecdotiques et la visibilité demeure limitée. Par conséquent, les risques en la matière sont susceptibles d’attiser la volatilité des marchés d’actions et du crédit pour l’année qui vient.

En termes d’allocation d’actifs, Aviva Investors conserve un point de vue haussier à l’égard des actions, largement alimenté par l’élargissement du thème de l’IA et le redressement des secteurs industriels et autres secteurs «cycliques traditionnels». Ce redressement, consécutif à deux années de repli pour la plupart des actions cycliques non directement exposées à l’IA/la technologie, pose la question de savoir si le consensus élargi selon lequel nous nous trouvons dans une phase avancée du cycle, avec le risque d’un éclatement de la «bulle IA», n’est pas farfelu. Les marchés d’actions se trouvent au carrefour d’une technologie puissante et d’un cycle d’investissement disposant d’une large marge de développement et d’un redressement cyclique traditionnel, qui est toutefois relativement lent.

Aviva Investors maintient une position neutre sur l’obligataire, assorti toutefois d’un biais en faveur d’une hausse des rendements jusqu'en 2026, en raison des attentes d'une reprise de la croissance mondiale et d'une certaine prise en compte des primes de risque dues à des déficits budgétaires importants (ou qui se creusent). Une nouvelle pentification de la courbe pourrait se profiler, en particulier en Europe. Toutefois, un aplatissement de la courbe pourrait apparaître plus tard, en 2026, lorsque les marchés commenceront à envisager d'éventuels cycles de hausse.
Sur le front des devises, il est probable que le dollar continuera de baisser en début d'année, soutenu par l'amélioration de la croissance mondiale et le regain d'inquiétude concernant l'indépendance de la Fed. Toutefois, lorsque la croissance américaine se redressera plus tard en 2026, le dollar pourrait trouver un nouveau soutien.

Michael Grady, responsable de la stratégie d’investissement et économiste en chef chez Aviva Investors: «En 2025, les rendements du cross-asset se sont avérés remarquablement solides. Les perturbations du marché engendrées par les droits de douane américains et d'autres événements géopolitiques mondiaux cette année se sont avérées de courte durée. Et si l'essentiel du battage médiatique a porté sur le thème croissant de l'IA, les rendements ont été encore meilleurs dans des secteurs auparavant quelque peu délaissés du marché, tels que les banques européennes. Pour 2026, nous pensons que le contexte macroéconomique devrait s'améliorer au cours de l'année. Nous voyons les obstacles liés aux droits de douane pour la croissance américaine et mondiale atteindre leur apogée vers la fin de 2025 ou le début de 2026. À l'horizon 2026, nous prévoyons que la plupart des banques centrales mettront fin à leurs cycles d'assouplissement, et que certains marchés pourraient envisager une légère hausse des taux, tandis que l'inflation sous-jacente devrait converger vers l'objectif fixé.»

La publication trimestrielle d’Aviva Investors, House View, présente les meilleures opinions collectives de l’entreprise sur l’environnement d’investissement actuel et futur, et explique le processus de réflexion et les motifs sur lesquels se basent nos opinions économiques et décisions d’investissement. 

L’édition de House View pour le premier trimestre 2026 ainsi que les archives sont disponibles en cliquant ici.

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