La prévoyance professionnelle vise à maintenir le niveau de vie au moment de la retraite. Pour les cadres, la situation est particulière, car seule la partie de salaire jusqu’à 90’720 francs est assurée de manière obligatoire. Les revenus qui dépassent ce montant relèvent du cadre surobligatoire qui est laissé à l’appréciation de l’employeur. Cette configuration peut générer des écarts considérables entre le dernier revenu et la rente perçue à l’âge de la retraite. Sans analyses régulières, ces écarts ne sont souvent identifiés qu’au moment où il devient difficile d’agir.
Dans ce contexte, les plans 1e constituent une solution pertinente. Ils permettent d’opter pour une stratégie de placement parmi plusieurs profils et de bénéficier directement des performances réalisées. Contrairement aux plans collectifs traditionnels, où l’assuré dépend des décisions de la caisse de pension, un plan 1e lui offre la possibilité d’adapter sa stratégie à son horizon de placement, à son profil de risque ainsi qu’à ses objectifs personnels. Cette liberté permet aussi d’effectuer des rachats ciblés afin d’améliorer à la fois les futures prestations et la situation fiscale.
Les lacunes de prévoyance ne proviennent pas uniquement du niveau de salaire. Elles découlent souvent d’un manque de visibilité sur ce qui est réellement assuré. Beaucoup de cadres ignorent la distinction entre part obligatoire et part surobligatoire, ou encore les paramètres appliqués par leur employeur. Grâce aux outils de simulation disponibles aujourd’hui, il est possible d’obtenir une vision précise des prestations futures. Un entretien de conseil permet ensuite d’identifier les écarts éventuels et de déterminer les mesures les plus adaptées à entreprendre.
L’impact d’une telle démarche apparaît clairement dans l’exemple suivant. Une cadre de 45 ans percevant un salaire de 200’000 francs, dont seule la part obligatoire est assurée, peut accumuler un capital supplémentaire de 570’790 francs à l’âge de 65 ans en utilisant un plan 1e avec une stratégie générant 5 pour cent de rendement annuel. Cet exemple montre que lorsqu’elle est gérée de manière ciblée, la part surobligatoire peut renforcer sensiblement le capital de retraite.
La liberté de choix propre aux plans 1e n’a pas pour vocation d’augmenter le risque. Elle permet d’ajuster la stratégie de placement en fonction de la situation personnelle de l’assuré. Un horizon de placement plus long peut justifier une orientation plus dynamique tandis qu’une approche plus prudente peut se révéler pertinente à l’approche de la retraite. Cette flexibilité contribue à renforcer la cohérence entre l’évolution de carrière, le patrimoine global et les besoins futurs.
Le cadre obligatoire du 2e pilier ne couvre qu’une partie limitée du revenu des cadres. Les plans 1e permettent d’organiser la part surobligatoire de manière plus claire, plus transparente et plus adaptée aux parcours professionnels. En anticipant et en structurant cette composante essentielle de leur prévoyance, les cadres peuvent combler des lacunes potentielles et sécuriser un niveau de rente en adéquation avec leur situation.