Le dollar plus fort avec le ton prudent du président de la Fed

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Vers 11h25, le billet vert prend 0,39% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1769 dollar pour un euro et gagne 0,33% face à la livre sterling à 1,3482 pour un dollar.

Le dollar est en hausse mercredi, soutenu par le ton prudent employé par le président de la banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, sur de prochaines baisses de taux.

Le patron de l’institution monétaire américaine a estimé que les taux d’intérêt étaient actuellement «au bon niveau pour réagir aux évolutions économiques potentielles».

«Si nous assouplissons (la politique monétaire) de manière trop soutenue, nous risquons de ne pas atteindre notre objectif en matière d’inflation», a-t-il aussi déclaré.

Cette prudence profite au dollar car des taux directeurs élevés sont favorables à une monnaie relativement plus forte, mais le discours du président de la Fed, dans la lignée de ses précédents, n’est pas une grande surprise pour le marché.

Vers 09H25 GMT (11H25 à Paris), le billet vert prenait 0,39% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1769 dollar pour un euro et gagnait 0,33% face à la livre sterling à 1,3482 pour un dollar.

«Compte tenu de la résilience de la croissance américaine, des bons résultats des entreprises et d’une inflation qui se maintient autour de 3%» la Fed «n’a aucune raison urgente de précipiter les baisses» de taux, explique Ipek Ozkardeskaya de Swissquote Bank.

Mais d’autres responsables de la Fed «soulignent l’affaiblissement du marché de l’emploi» aux Etats-Unis, remarque l’analyste.

C’est le cas par exemple de la gouverneure de la Fed, Michelle Bowman, qui a exprimé mardi qu’il était «temps que le Comité (votant sur les taux directeurs, NDLR) agisse de manière résolue et préventive pour faire face à l’essoufflement du marché du travail et aux signes grandissants de fragilité».

La pression mise par Donald Trump sur l’institution pour faire baisser les taux pourrait également jouer. Le président américain tente notamment d’évincer Lisa Cook, un autre gouverneure de la Fed, dont l’avenir dépend désormais de la Cour suprême, qui doit statuer sur son cas.

Pour le moment, les acteurs du marché prévoient deux autres baisses de taux -d’un quart de point chacune- avant la fin de l’année, selon l’outil de veille CME Fedwatch, et le marché surveillera avec attention la publication d’un indicateur sur l’inflation américaine en août publié vendredi.

Par ailleurs, le peso s’est fortement apprécié, de près de 8% depuis le début de semaine grâce au Trésor américain qui s’est dit lundi prêt à «faire ce qui est nécessaire» pour soutenir l’économie de l’Argentine dont le président ultralibéral Javier Milei s’emploie à calmer des marchés financiers fébriles après plusieurs revers politiques.

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