Le dollar à peine contrarié par la baisse de taux de la Fed

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Vers 11h05, le billet vert lâche 0,14% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1830 dollar pour un euro, et s’effrite de 0,09% contre la livre britannique, à 1,3639 dollar.

Le dollar reflue légèrement jeudi, au lendemain de la baisse de taux de la Réserve fédérale (Fed) qui a initialement provoqué une chute du billet vert avant qu’il ne rebondisse encore plus fort mercredi en fin de séance.

Vers 09H05 GMT (11H05 à Paris), le billet vert lâchait 0,14% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1830 dollar pour un euro, et s’effritait de 0,09% contre la livre britannique, à 1,3639 dollar.

La Fed a sans surprise abaissé mercredi ses taux d’intérêt pour la première fois de l’année, de 0,25 point de pourcentage, pour les ramener dans une fourchette comprise entre 4% et 4,25%.

Mais Stephen Miran, le nouveau gouverneur de l’institution, militait pour une plus large coupe, de 0,5 point, en ligne avec les desiderata du président américain qui l’a tout juste promu.

M. Miran a aussi prévenu qu’il ne démissionnerait pas de son poste à la Maison Blanche, son mandat à la Fed n’étant prévu que pour durer quelques mois.

En parallèle, la gouverneure Lisa Cook a lancé une procédure judiciaire pour résister à sa tentative d’éviction par Donald Trump.

Lee Hardman, analyste chez MUFG, remarque que «le dollar a rapidement effacé ses pertes initiales après la conférence de presse du président de la Fed, Jerome Powell».

Celui a en effet déclaré mercredi que la politique monétaire «ne suit pas une trajectoire prédéfinie» et souligné que la Fed était «fermement déterminée à préserver (son) indépendance».

La Banque de Norvège a pour sa part réduit de 0,25 point jeudi son taux directeur, à 4%, expliquant ne pas vouloir excessivement brider l’activité économique nationale.

Reste à la Banque d’Angleterre (BoE) de rendre sa décision jeudi. Elle devrait maintenir son taux directeur inchangé à 4%, au vu de l’inflation nationale toujours bien supérieure à son objectif.

Des chiffres publiés mercredi ont montré qu’en août, la hausse des prix au Royaume-Uni est restée stable à 3,8% sur un an.

Mais la BoE devrait ralentir le rythme de ses ventes d’obligations d’État, «de 100 milliards de livres sterling par an à 70 milliards», donc en réduire l’offre sur le marché, afin d’apaiser l’envolée des taux d’emprunt à long terme du pays, note Kathleen Brooks, de XTB.

Vendredi, enfin, ce sera au tour de la Banque du Japon (BoJ) de se prononcer. Au vu des turbulences politiques que traverse actuellement le pays, aucune nouvelle hausse de taux n’est escomptée.

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