Le dollar n’a pas été ébranlé mardi par le discours du président de la banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, tandis que le peso continuait de profiter de la promesse de soutien américain.
Vers 19H00 GMT, le billet vert ne perdait que 0,07% face à la monnaie unique, à 1,1812 dollar pour un euro et 0,04% face à la devise britannique, à 1,3519 dollar pour une livre.
«M. Powell ne nous a rien appris de nouveau» lors de son discours depuis l’Etat de Rhode Island (nord-est des Etats-Unis), résume auprès de l’AFP Marc Chandler, de Bannockburn Global Forex.
Selon le patron de l’institution monétaire américaine, les taux d’intérêt sont actuellement «au bon niveau pour réagir aux évolutions économiques potentielles».
«Si nous assouplissons (la politique monétaire) de manière trop soutenue, nous risquons de ne pas atteindre notre objectif en matière d’inflation», a-t-il aussi déclaré.
La Fed a abaissé la semaine dernière ses taux directeurs pour la première fois de l’année, d’un quart de point de pourcentage, à une fourchette comprise entre 4% et 4,25%.
Si elle les baisse davantage, la Fed risque d’amplifier l’inflation.
Si elles les maintient durablement à ce niveau, certains estiment qu’elle pourrait freiner encore les embauches, déjà atones.
Mais même si l’inflation reste tenace, «le constat reste que l’emploi est le facteur le plus important», selon M. Chandler.
Les cambistes surveilleront tout de même la publication vendredi de l’indice d’inflation PCE.
En parallèle, le peso argentin continuait de profiter de l’offre de soutien américain à Buenos Aires.
Vers 19H00 GMT, la devise avançait de plus de 3,24% face au dollar, à 1.366 pesos pour un dollar.
Le Trésor américain s’est dit lundi prêt à «faire ce qui est nécessaire» pour soutenir l’économie de l’Argentine, alors que le président ultralibéral Javier Milei s’emploie à calmer des marchés financiers fébriles après plusieurs revers politiques.
Donald Trump s’est engagé mardi à «aider» l’Argentine, tout en estimant que le pays n’avait «pas besoin d’un plan de sauvetage».
L’or - valeur refuge par excellence - poursuit quant à lui sa progression, lui permettant d’atteindre un nouveau record à plus de 3791 dollars l’once.