Tarifs: le nouveau statu quo

Christian Floro, Principal Asset Management

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La volatilité tarifaire continue de s’enraciner comme une caractéristique permanente du contexte économique, et les investisseurs ne doivent pas sous-estimer ces risques.

La nouvelle date du 1er août pour la mise en œuvre des tarifs réciproques américains a permis d’envisager la possibilité de conclure d’autres accords commerciaux. Mais ce développement n’est probable que dans les premiers stades, car il faut s’attendre à une période prolongée d’incertitude tarifaire, impliquant vraisemblablement plus d’échanges entre les États-Unis et ses partenaires commerciaux. La volatilité tarifaire continue de s’enraciner comme une caractéristique permanente du contexte économique, et les investisseurs ne doivent pas sous-estimer ces risques.

Alors que l’administration américaine a décidé de repousser la date de mise en œuvre des tarifs réciproques au 1er août, dans le but d’accélérer les pourparlers, les États-Unis ont également commencé à envoyer des lettres à divers pays, en les informant de leurs taux tarifaires si aucun accord ne peut être conclu.

Avec l’annonce de tarifs sectoriels supplémentaires sur le cuivre et la promesse d’imposer prochainement des droits de douane sur les produits pharmaceutiques, l’engagement de l’administration en faveur de l’utilisation de tarifs punitifs est évident et illustre le nouveau statu quo de la politique commerciale.

Même si l’extension des négociations suggère la possibilité de conclure d’autres accords commerciaux, les choses ne vont probablement pas en rester là. La finalisation des accords commerciaux prend généralement jusqu’à trois ans, rendant toujours possible la prolongation des délais et l’apparition de nouvelles tensions. Les difficultés juridiques en cours risquent également de limiter la durée des tarifs en général. Enfin, l’utilisation libérale des tarifs par l’administration comme outil de négociation pour obtenir des concessions non économiques signifie que le vacarme tarifaire restera probablement une caractéristique permanente.

Une période prolongée d’incertitude tarifaire, avec potentiellement de nombreux échanges entre les États-Unis et ses partenaires commerciaux, est à prévoir. Notre scénario de base anticipe le maintien de barrières commerciales élevées dans l’avenir prévisible, avec des tarifs d’environ 15% à 19%, ce qui indique un potentiel de cicatrices économiques. Les investisseurs ne devraient pas sous-estimer ces risques: la diversification du portefeuille à travers les zones géographiques et les secteurs reste essentielle.

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