Récemment, les récentes inquiétudes liées au rythme des investissements dans l’intelligence artificielle (IA) ont resurgi. Les investisseurs s’interrogent certainement de plus en plus sur la viabilité des investissements dans l’IA, attendent des preuves tangibles de monétisation et s’inquiètent du potentiel de disruption de l’IA pour les acteurs en place, notamment dans les logiciels.
Recul des valorisations
Les valorisations du secteur technologique ont reculé. Les actions américaines du secteur technologique présentent actuellement un ratio cours/bénéfices prévus dans douze mois de 22, en deçà de sa moyenne sur dix ans (proche de 23).
La prime de valorisation par rapport au S&P 500 s’établit à 8%, contre une moyenne de 20% sur les dix dernières années. Cela dit, dans un contexte d’incertitude accrue, une valorisation supérieure à l’indice de référence ne paraît plus justifiée.
Privilégier une approche diversifiée
Dans ce contexte, la Recherche d’UBS recommande une approche diversifiée des investissements dans l’IA, à la fois sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’IA et sur le plan géographique. Certaines entreprises asiatiques et européennes disposent ainsi de positions de leadership solides dans la chaîne d’approvisionnement de l’IA, tandis que les grandes valeurs technologiques chinoises demeurent engagées dans une phase d’accélération de leurs dépenses d’investissement.
On préconisera également une diversification vers d’autres thématiques d’innovation de long terme, notamment l’énergie et les ressources, ainsi que la longévité. La demande énergétique mondiale ne cessant d’augmenter, on estime que les entreprises industrielles et de services aux collectivités de qualité, exposées à des actifs physiques, devraient en tirer parti sur le long terme.