Les banques centrales peuvent-elles encore soutenir l'économie?

Cédric Ozazman, Marco Bonaviri et Nicolas Besson, REYL & Cie

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L'augmentation des risques de récession fige les rendements. L'Allemagne est au bord d'une récession technique.

Le contexte économique mondial ne cesse de se détériorer, la Chine étant confrontée aux vents contraires de la guerre commerciale et l'Allemagne au bord d'une récession technique. Le plus grand pays d'Europe a connu une croissance négative au deuxième trimestre en raison d'une forte baisse des exportations et d'un manque d'investissements. Pour le trimestre en cours, seule une reprise modeste est attendue et l'Allemagne pourrait ne pas être à l'abri d'une récession technique, si les principaux indicateurs économiques continuent de faiblir. Pour éviter un résultat aussi médiocre, le pays dépend de la résilience du secteur des services, qui ne présente pas de stress majeur. Toutefois, le marché du travail est en perte de vitesse depuis trois mois, ce qui témoigne d'une certaine contagion de l'activité manufacturière à l'ensemble de l'économie. 

Pour enrayer le ralentissement économique, l'Allemagne peut encore compter sur la BCE, qui est disposée à offrir de l'argent bon marché aux entreprises en abaissant davantage les taux d'intérêt en territoire négatif et à s'engager dans un nouveau programme d'assouplissement quantitatif. Cependant, cette politique monétaire ultra-dovish a commencé à atteindre ses limites en termes d'impact économique, tout en entraînant des effets secondaires négatifs tels que la baisse des revenus des retraités. Par conséquent, la seule façon de garantir que la reprise économique en Allemagne soit plus durable et plus robuste est d'adopter une véritable politique économique «keynésienne» en lançant un nouveau programme de dépenses publiques, couplé à des mesures de relance. Le pays abandonnerait-il sa politique dite «schwarze Null» pour contrer la décélération économique? La réponse est probablement oui, mais nous sommes sceptiques quant à l'utilisation de ces outils économiques dans les semaines à venir, car ils préféreraient attendre que le pire se produise...

Attention: ce texte a été traduit avec un outil automatique.

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