Le secteur bancaire italien a perdu 51’000 emplois en dix ans

AWP

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Le nombre d’agences bancaires a lui diminué de 27,5% en une décennie dans la péninsule, selon Mediobanca.

Le secteur bancaire italien a perdu 51’000 emplois en dix ans, selon une étude d’experts de la banque Mediobanca publiée vendredi.

Ceci représente une baisse de 17,4% des effectifs, précise l’étude, en soulignant que le recul est lié en grande partie à des incitations au départ.

Le nombre d’agences bancaires a lui diminué de 27,5% en une décennie dans la péninsule.

Sur la seule année 2018, près de 9’000 emplois ont disparu, tandis que près de 2’000 agences ont fermé, leur nombre passant de 26’365 en 2017 à 24’441 (-7%).

Le secteur bancaire est en pleine transformation, avec notamment la montée du numérique, et les annonces de suppressions de postes se sont multipliées cette année en Europe, notamment chez Deutsche Bank, HSBC, Société Générale et BNP Paribas, s’élevant à plus de 44’000.

Le secteur bancaire italien a été lui-même dans la tourmente en 2016-2017 en raison de problèmes de capitalisation, de sa fragmentation en une myriade d’établissements et de son stock élevé de créances douteuses, des crédits risquant de ne jamais être remboursés.

Il a engagé depuis un grand travail d’assainissement et de renforcement du capital, via notamment la cession de ces créances douteuses.

Selon l’étude de Mediobanca, après le pic de 198 milliards d’euros enregistré en 2015, leur stock avait été ramené à 86 milliards d’euros fin 2018.

Concernant la taille des banques elles-mêmes, UniCredit reste numéro un dans la péninsule en termes d’actifs tangibles (828 milliards d’euros) devant Intesa Sanpaolo (778,6 milliards).

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