L’énergie reste le risque clé

Stephen Coltman, 21shares

1 minute de lecture

Cette semaine, les marchés digèrent encore le rapport sur l’emploi US et se préparent à l’ouverture de la saison des résultats du deuxième trimestre ainsi qu’à la publication du CPI de juin.

La semaine devrait être relativement calme sur le plan de l’actualité économique et financière, les marchés digérant encore le rapport sur l’emploi publié la semaine dernière et se préparant à l’ouverture de la saison des résultats du deuxième trimestre ainsi qu’à la publication de l’indice des prix à la consommation (CPI) de juin, attendue la semaine prochaine. Le rapport sur l’emploi, plus faible que prévu, publié jeudi dernier, a provoqué un retournement de tendance sur plusieurs marchés: les métaux précieux se sont redressés, le dollar s’est affaibli et le bitcoin a réussi à défendre puis à repasser au-dessus du seuil des 60’000 dollars. Pour que ces mouvements s’inscrivent dans la durée et traduisent un véritable changement de tendance, il faudra probablement que la Réserve fédérale reconnaisse que sa politique monétaire est déjà suffisamment restrictive pour ramener l’inflation vers son objectif de 2% à moyen terme, sans qu’un resserrement supplémentaire soit nécessaire.

Les investisseurs porteront une attention particulière aux valeurs du secteur des semi-conducteurs, dans l’attente des prévisions actualisées des grands groupes technologiques (hyperscalers) concernant leurs dépenses d’investissement (capex) lors de la publication de leurs résultats plus tard ce mois-ci. Cela étant dit, je pense que les marchés de l’énergie méritent toujours une attention particulière, même si le pétrole circule à nouveau par le détroit d’Ormuz.

Si les prix du pétrole brut sont revenus à des niveaux normaux, ceux de l’essence demeurent élevés et restent supérieurs de plus de 40% à leurs niveaux d’avant-guerre. Tout porte à croire que les raffineurs américains ne disposent pas de capacités suffisantes pour reconstituer leurs stocks assez rapidement afin de faire baisser les prix dans un contexte de forte demande saisonnière d’essence. Cette situation risque de peser sur le moral des consommateurs et pourrait ralentir le reflux de l’inflation, davantage que ne le laisserait penser la seule évolution des cours du pétrole brut.

Contrats à terme sur l’essence (en blanc) versus contrats à terme sur le pétrole brut WTI (en bleu)

A lire aussi...