Zone euro: la croissance des crédits aux entreprises accélère en avril

AWP

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Les crédits aux entreprises non financières et aux ménages européens ont progressé de 4,9% en avril sur un an, après 5,0% en mars et 3,7% en février et en janvier.

La croissance des crédits accordés par les banques de la zone euro au secteur privé s’est maintenue à un rythme élevé en avril, tirée par des entreprises en quête de liquidités face à la crise économique, a indiqué vendredi la BCE.

Les crédits aux entreprises non financières et aux ménages européens, ajustés de certaines opérations strictement financières, ont progressé de 4,9% en avril sur un an, après 5,0% en mars et 3,7% en février et en janvier.

La croissance des prêts aux entreprises industrielles et commerciales a de nouveau accéléré, à 6,6% sur un an, après un bond de 5,5% en mars, dans le sillage des programmes de crédits assortis de garanties publiques, à l’image de ceux accordés en Allemagne par la KfW comme en France (PGE).

Les prêts sur 1 à 5 ans, en particulier, ont bondi de près de 14%.

Par contraste, la hausse des prêts aux ménages a continué de décélérer, à 3,0%, après avoir reculé à 3,4% au mois précédent.

Les prêts à la consommation n’ont augmenté que d’1,3%, contre plus de 6% en moyenne lors des années précédentes. Les prêts dans l’immobilier sont eux en recul de 1,4%, sensiblement autant que lors des deux mois précédents.

En avril, l’économie a été frappée de plein fouet par les mesures de restriction prises dans la plupart des pays pour endiguer la crise sanitaire, qui sont en train d’être levées.

Pour empêcher une vague de faillites et soutenir le crédit, des pays comme l’Allemagne ont déployé des plans de soutien sans précédent de leurs économies. La BCE a décidé, elle, de porter à plus de 1.000 milliards d’euros le volume de ses rachats de dette des Etats et d’entreprises d’ici la fin de l’année, un volume susceptible d’être encore relevé lors de sa réunion de politique monétaire jeudi prochain.

La croissance de la masse monétaire M3, agrégat utilisé par la BCE comme un indicateur avancé de l’inflation, a de son côté accéléré à 8,3% sur un an, contre 7,5% en mars et 5,5% en février, reflétant principalement une augmentation de la demande de liquidités de la part des entreprises.

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