USA: l’administration Biden surveille l’inflation, mais se veut rassurante

AWP

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«Nous pensons que la prévision la plus vraisemblable dans les prochains mois est une hausse modeste de l’inflation (...) qui ralentira ensuite», indique les conseillers économiques de la Maison Blanche.

Les conseillers économiques de la Maison Blanche disent suivre de près les évolutions de l’inflation, s’attendant à une hausse «modeste» au cours des prochains mois suivie rapidement d’un retour à un niveau normal, selon une note de blog postée lundi.

L’inflation est un risque que l’administration «suit attentivement», ont assuré dans ce post Jared Bernstein, membre du Conseil des conseillers économiques de la Maison Blanche (CEA) et Ernie Tedeschi, économiste pour le CEA.

Pas d’inquiétude, toutefois, selon eux: «nous pensons que la prévision la plus vraisemblable dans les prochains mois est une hausse modeste de l’inflation (...) qui ralentira ensuite».

Ils distinguent notamment «trois facteurs temporaires» qui devraient faire augmenter les prix pendant quelques mois. A commencer par les «effets de base», lorsque les prix, dès mars, seront comparés à ceux de l’an passé, qui avaient diminué sous l’effet des mesures de confinement.

Par ailleurs, ils s’attendent à ce que les perturbations que connaît la chaîne d’approvisionnement mondiale fasse grimper les prix en cascade.

Enfin, alors que l’économie américaine rouvre progressivement grâce au déploiement de la vaccination, la «demande insatisfaite, notamment dans les services», va exploser. Mais les restaurants, hôtels, ou encore bars, n’auront pas tous retrouvé leur capacité maximale et d’autres n’auront simplement pas rouvert, la demande sera donc supérieure à l’offre.

«Nous pensons que ces trois facteurs seront transitoires, et que leurs conséquences diminueront avec le temps, lorsque l’économie se relèvera de la pandémie», estiment les deux conseillers de la Maison Blanche.

Ils soulignent qu’après cette hausse temporaire, «la trajectoire à long terme de l’inflation dépendra en grande partie des attentes liées à l’inflation».

Ainsi, détaillent-ils, si les acteurs économiques pensent que les prix continueront à augmenter, les entreprises, par exemple, «seront moins enclines à ajuster leurs prix et les salaires».

Cela devrait aussi contribuer à la hausse des prix attendue, mais, soulignent-ils, ces attentes d’inflation étaient si faibles auparavant qu’une «hausse (...) en partant d’un niveau anormalement bas est un développement bienvenu».

Une première mesure de l’inflation pour mars sera publiée mardi matin.

Lors de sa réunion, la Banque centrale américaine (Fed) avait révisé en hausse ses prévisions, à 2,4% en 2021, 2,0% en 2022 et 2,1% en 2023, conforme à son objectif à long terme de 2%.

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