USA: l’activité dans les services rebondit plus que prévu en décembre

AWP

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L’indice ISM s’est établi à 55%, gagnant 1,1 point par rapport à son niveau de novembre. Les analystes s’attendaient à une croissance moins soutenue, à 54,3%.

La croissance de l’activité dans les services aux Etats-Unis a rebondi plus que prévu en décembre, largement tirée par la production, selon l’indice de l’association professionnelle ISM publié mardi.

L’indice non-manufacturier s’est établi à 55%, gagnant 1,1 point par rapport à son niveau de novembre. Les analystes s’attendaient à une croissance moins soutenue, à 54,3%.

Parmi les composantes de l’indice, celle mesurant la production a tiré l’indice général vers le haut, avec une hausse de 5,6 points à 57,2%.

En revanche, celle mesurant les nouvelles commandes a baissé de 2,2 points à 54,9%.

Les personnes interrogées se sont montrés globalement confiantes sur la capacité des Etats-Unis et de la Chine à mettre fin à leur guerre des tarifs douaniers, a souligné Anthony Nieves, auteur du rapport publié mardi, cité dans un communiqué.

Il note en outre que «les contraintes de capacité (des entreprises) se sont un peu atténuées».

«Cependant, les personnes sondées continuent d’avoir des difficultés avec les ressources en main-d’oeuvre», a-t-il ajouté.

L’expansion du secteur des services se poursuit depuis maintenant 119 mois d’affilée, soit bientôt 10 ans, a précisé l’ISM.

L’autre indicateur d’ISM, portant sur le secteur manufacturier et publié vendredi, a continué de se contracter en décembre, pour tomber à 47,2%, son plus bas niveau depuis juin 2009.

En dessous de 50%, l’indice ISM marque une contraction.

«Le secteur non manufacturier est resté résilient fin 2019, les sous-indices cruciaux restant en territoire expansionniste», ont commenté les économistes d’Oxford Economics dans une note.

Ils ajoutent que le niveau des nouvelles commandes enregistré en décembre signale «que l’activité non manufacturière maintiendra une dynamique solide, quoique plus lente, au cours des prochains mois».

Pour autant, les tendances à la baisse de l’emploi, les investissements toujours prudents des entreprises et le ralentissement de la dynamique des dépenses de consommation entraîneront «une dynamique plus modeste en 2020», ont-ils également estimé.

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