Royaume-Uni: l’emprunt public à des niveaux records

AWP

1 minutes de lecture

Sur le seul mois d’octobre, l’emprunt net du secteur public (hors banques publiques) est évalué à 22,3 milliards de livres, plus du double comparé à un an auparavant.

L’emprunt public a plus que triplé au Royaume-Uni entre avril et octobre pour atteindre 214,9 milliards de livres, un record, en raison de vastes mesures de soutien du gouvernement britannique face à la pandémie de nouveau coronavirus.

C’est 169,1 milliards de livres de plus que l’an passé pour cette période qui représente les sept premiers mois de l’année fiscale, précise vendredi l’Office national des statistiques (ONS).

Sur le seul mois d’octobre, l’emprunt net du secteur public (hors banques publiques) est évalué à 22,3 milliards en octobre, plus du double comparé à un an auparavant, et également un record depuis le début de ces statistiques en 1993.

Le gouvernement du conservateur Boris Johnson a notamment prolongé le dispositif de chômage partiel pour tenter de conserver les emplois, à l’heure où la pandémie entraine des milliers de licenciements dans le pays.

L’emprunt net gouvernemental sur les sept premiers mois de l’année atteint environ 9,9% du PIB.

La dette du secteur public hors banques publiques a pour sa part bondi de 276,3 milliards de livres sur les sept premiers mois de l’année fiscale à 2’077 milliards de livres à fin octobre, soit 100,8% du PIB. De tels niveaux du ratio dette sur PIB n’avaient pas été vus depuis le début des années 1960, relève l’ONS, ce qui illustre l’ampleur du choc économique provoqué par la pandémie.

Celle-ci a amené le gouvernement britannique a instaurer un confinement à partir de fin mars et qui a commencé à être progressivement levé à partir de la mi-mai. Avec l’arrivée d’une deuxième vague de virus, l’Angleterre est entrée dans une nouvelle période de confinement le 5 novembre, l’Ecosse, l’Irlande du nord ou la pays de Galles ayant parallèlement instauré d’autres mesures temporaires ou partielles de «lockdown».

L’ONS indique par ailleurs vendredi que les ventes au détail ont continué à augmenter en octobre au Royaume-Uni, pour le 6ème mois d’affilée, avec une progression de 1,2% sur un mois, un peu moins qu’en septembre, quand elles avaient augmenté de 1,5% comparé à août.

Sur un an, les ventes au détail bondissent de 5,8%, «beaucoup de commerces suggérant que les consommateurs ont commencé leurs courses de Noël plus tôt cette année».

Par rapport à février, avant le plein impact de la pandémie, les ventes sont en hausse de 7,9%, notamment grâce à une envolée des achats en ligne (+52,8%), alors que ceux en magasins sont en recul de 3%.

Les ventes des commerces de détail devraient de nouveau chuter en novembre en raison du nouveau confinement en Angleterre, qui doit durer au moins jusqu’au 2 décembre, en pleine période cruciale des achats de Noël.
 

A lire aussi...