Les coûts de gestion des caisses de pension plus transparents

AWP

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Les charges déclarées s’élèvent à 0,5% des avoirs disponibles, contre environ 0,13% avant l’entrée en vigueur de nouvelles mesures.

Les directives concernant la publication des frais de gestion des avoirs du deuxième pilier ont porté leurs fruits en matière de transparence, selon une étude. Reflet de ces mesures, les charges déclarées s’élèvent désormais à 0,5% des avoirs disponibles, alors qu’elles n’atteignaient qu’environ 0,13% auparavant.

Les institutions de prévoyance ont de fait appliqué de manière «très consciencieuse» les directives entrées en vigueur en 2014, a constaté la société de conseil c-alm, laquelle a réalisé l’étude publiée jeudi par la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP). En témoignent la hausse des coûts de gestion des actifs, tout comme le taux moyen de transparence en la matière, qui s’est établi à près de 100%.

Les directives ont conduit les caisses de pension à divulguer de manière plus transparente les coûts d’investissement des placements collectifs de capitaux. Les charges indirectes, tout comme celles liées aux transactions, doivent être inclues depuis 2013 dans l’ensemble des frais de gestion de la fortune. Auparavant, les institutions de prévoyance n’étaient tenues de présenter que les frais de gestion des actifs qui leur étaient directement facturés.

Selon l’étude, l’importance des coûts de gestion d’actifs figurant dans les comptes d’exploitation des institutions de prévoyance a «sensiblement augmenté» avec les nouvelles directives, tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Des bases vérifiables sont désormais disponibles pour toutes les composantes des coûts.

Les directives ont de plus incité les institutions de prévoyance, celles-ci attachant désormais elles-mêmes une grande importance à la transparence des coûts des produits qu’elles utilisent. Ayant apporté la transparence souhaitée, ces mesures ne doivent pas être élargies, estiment les auteurs de l’étude.

L’étude du cabinet c-alm, qui s’appuie sur les données de l’Office fédéral de la statistique (OFS) relatives aux caisses de pension pour les années 2014 à 2017, fait suite aux demandes des partenaires sociaux. Ses résultats doivent contribuer aux discussions en cours sur la réforme du deuxième pilier.

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