Le négoce des matières premières - en premier lieu les combustibles, minerais et métaux - a généré l’an passé en Suisse une valeur ajoutée estimée à 19,2 milliards de francs. Sans surprise, Genève et Zoug concentrent l’essentiel des entreprises du secteur.
En 2024, la richesse brute créée par des entreprises comme Glencore, Vitol, Mercuria ou Gunvor ont représenté 2,3% de la valeur ajoutée totale de la Suisse, une proportion comparable à celle du produit intérieur brut (PIB), selon la nouvelle statistique monétaire des négociants en matières premières, publiée mardi pour la première fois par l’Office fédéral de la statistique (OFS).
Si cette statistique «offre une base de référence solide, il faut garder à l’esprit que ce secteur est caractérisé par une forte volatilité liée aux aléas du commerce international et aux fluctuations des prix des matières premières», tient à souligner l’OFS. Les relevés conduits sur les prochaines années permettront de suivre plus finement l’évolution du secteur dans le temps et d’enrichir les analyses économiques.
Les négociants en matières premières génèrent à eux seuls environ un cinquième de la valeur ajoutée du commerce de gros en Suisse. Plus de 80% de la valeur ajoutée provient du commerce de gros spécialisé. Les entreprises majoritairement actives dans les combustibles et produits annexes, ainsi que dans les minerais et métaux représentent respectivement 41,5% et 33% de la valeur ajoutée du secteur.
Viennent ensuite celles concentrées sur le commerce de céréales, de tabac non manufacturé, de semences et d’aliments pour le bétail (6,4%), suivies par celles actives dans le négoce de produits chimiques (5,2%), en matières premières agricoles, textiles, en animaux vivants et produits semi-finis (1,9%), de café, thé, cacao et épices (1,9%) et dans d’autres produits intermédiaires (1,7%).
Genève et Zoug constituent les principaux pôles d’activité, accueillant un grand nombre d’acteurs, comme Vitol et Gunvor dans la première vile citée et Glencore dans la seconde. Les entreprises établies dans ces deux cantons génèrent à elles seules respectivement 58,4% et 27% de la valeur ajoutée totale. Loin derrière se trouvent les cantons de Vaud (6,5%), du Tessin (3,6%) et de Zurich (2,3%).