L’euro progresse face au dollar, la livre souffre toujours

AWP

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Vers 21h, l’euro prenait 0,13% face au billet vert, à 1,1830 dollar.

L’euro progressait face au dollar vendredi, tandis que la livre limitait un peu ses pertes mais continuait à souffrir du Brexit.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), l’euro prenait 0,13% face au billet vert, à 1,1830 dollar.

La devise européenne s’était nettement appréciée jeudi dans la foulée d’une réunion de la Banque centrale européenne, avant d’effacer une bonne partie de ses gains.

Elle avait notamment profité des propos de la présidente de l’institution Christine Lagarde concernant la force de l’euro, qui pèse sur l’inflation. Selon elle, il n’est pas nécessaire d’agir à ce stade.

«Il y avait, sans aucun doute, certains investisseurs qui s’attendaient à ce que la BCE commente plus explicitement l’appréciation de l’euro et même qu’elle signale qu’un futur renforcement n’était pas désirable», a expliqué Derek Halpenny, analyste pour MUFG.

Mais selon lui, dans les propos de Mme Lagarde, il y avait aussi «le message qu’une plus forte opposition (à un euro fort, NDLR) pourrait se créer, surtout si les perspectives se dégradent et que l’inflation diminue», même si cela n’a pas été suffisant pour tempérer les ardeurs de la monnaie unique.

La livre, de son côté, avait démarré la séance en légère hausse face au billet vert, avant de faire les montagnes russes.

Elle refluait de 0,10% face au dollar à 1,2792 dollar. Face à la monnaie unique européenne elle abandonnait 0,23% à 92,48 pence pour un euro, après être tombée jusqu’à 92,92 pence pour un euro, un niveau plus vu depuis mars.

Jeudi, la livre s’était effondrée, perdant respectivement 1,52% et 1,62% face aux deux devises, des niveaux extrêmement importants pour le marché des changes.

Les discussions sur la future relation post-Brexit ont pris un tour dramatique cette semaine, Londres ayant décidé de toucher à l’accord sur le Brexit conclu l’année dernière, au grand dam de Bruxelles.

Jeudi, le Royaume-Uni a exclu de faire marche arrière, malgré les menaces de recours en justice de l’Union européenne.

Mais cette dernière «n’a pas dit qu’elle se retirait des négociations», ce qui est un signe positif, a souligné Neil Wilson, analyste pour Markets.com.

Cependant, tous les analystes s’accordent à dire que le risque de «no deal» s’est accru à l’issue de ces trois jours de négociations qui n’ont permis aucune avancée majeure.

«Le Brexit est redevenu épouvantable», a synthétisé Jasper Lawler, analyste pour London Capital Group.

Les deux parties ont jusqu’à la fin d’année pour se mettre d’accord.

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