Assurance-maladie: Santésuisse s’inquiète des prix «excessifs» des laboratoires

AWP

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La faîtière des assureurs-maladie estime qu’une baisse de ces prix «excessifs» permettrait d’économiser 300 millions par an.

Selon Santésuisse, les prix des laboratoires augmentent d’année en année et entraînent des surcoûts pour les payeurs de primes. Dans un communiqué diffusé mercredi, la faîtière des assureurs-maladie estime qu’une baisse de ces prix «excessifs» permettrait d’économiser 300 millions par an.

Santésuisse annonce avoir soumis une demande de clarification à propos du «caractère controversé des prestations» des laboratoires à la Commission fédérale des prestations générales et des principes (CFPP). Objectif: «Contrôler l’efficacité, l’adéquation et l’économicité des analyses de laboratoire affichant les chiffres d’affaires les plus élevés afin de faire baisser leur prix».

La faîtière explique en outre que si les prix de toutes les analyses de laboratoire étaient alignés sur ceux pratiqués en Autriche, en Allemagne, aux Pays-Bas ou en France, les économies potentielles représenteraient près d’un milliard de francs. Au lieu des 300 millions qu’elle exige actuellement.

Selon le communiqué, les coûts des analyses de laboratoire augmentent «à un rythme nettement plus élevé que celui des coûts globaux de l’assurance de base». Selon les calculs de Santésuisse, ces analyses coûtent chaque année environ 1,6 milliard de francs aux assurances-maladies. Un montant équivalant à 4% du montant des primes payées par les assurés.

«Rétrocommissions» dans le viseur

En outre, Tarifsuisse SA, filiale de Santésuisse, se bat contre les rétrocommissions versées par des laboratoires à des médecins pour s’assurer des mandats. Elle «envisage des actions en justice». «Ces paiements doivent obligatoirement être rétrocédés par les fournisseurs de prestations aux assurés, ce qui n’a guère été le cas jusqu’ici», déplore Santésuisse.

Selon la faîtière, ces rétrocessions peuvent prendre la forme «de rabais sur le matériel ou l’équipement médical jusqu’à des versements directs de dix francs par mandat en passant par des prêts sans intérêt». Selon le communiqué, Tarifsuisse SA a sensibilisé les laboratoires et les médecins sur les règles en vigueur.

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