Allemagne: pire chute de la production industrielle depuis 1991

AWP

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La production industrielle en Allemagne a fortement reculé sur un mois en avril, chutant de 17,9%, du jamais vu depuis 1991.

La production industrielle en Allemagne a fortement reculé sur un mois en avril, chutant de 17,9%, du jamais vu depuis 1991, plombée par les effets de la pandémie de coronavirus, selon des chiffres officiels publiés lundi.

La production industrielle allemande connaît «son plus fort recul depuis le début de la série en janvier 1991», indique l’institut allemand de statistique Destatis.

En mars, l’indicateur avait déjà subi un fort recul de 8,9%, un chiffre révisé à la baisse par l’institut de statistique, qui l’avait précédemment estimé à 9,2%.

Sur un an, l’indicateur recule de 25,3% selon l’institut, alors que de nombreux sites sont restés fermés du fait de restrictions imposées par la pandémie, et que la demande a plongé.

Cette statistique est pire que les prévisions des analystes sondés par le fournisseur de services financiers Factset, qui tablaient sur un recul mensuel de 16%.

La production des biens d’équipement a chuté de 35,3% sur un mois, celle des biens intermédiaires de 13,8%, tandis que celle des biens de consommation a reculé de 8,7%.

L’industrie automobile subit un choc particulièrement violent, avec une baisse de 74,6% de sa production sur un mois.

Le secteur de la construction limite la casse, avec une baisse de seulement 4,1% de sa production mensuelle.

Comme l’ensemble des pays européens, l’Allemagne a subi un choc multiforme, puisque le confinement décrété face à la crise sanitaire a paralysé la production de nombreux secteurs, fortement ralenti les échanges et bridé la consommation.

La première économie européenne a vu son PIB chuter de 2,2% au premier trimestre 2020.

Le gouvernement allemand a annoncé la semaine dernière un plan de relance de 130 milliards d’euros pour les années 2020 et 2021, afin de stimuler l’économie allemande, sinistrée par la pandémie.

Ce plan doit non seulement permettre de soutenir l’offre, à travers la réduction de la taxe sur la valeur ajoutée ou de nouvelles aides aux entreprises en difficulté, mais également la demande, avec des subventions aux familles ou encore une augmentation de la prime d’achat pour les voitures électriques.

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