Tokyo: l’indice Nikkei chute de 2,12% à la clôture

AWP

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Le Nikkei a abandonné 459,18 points à 21.219,50 points et l’indice élargi Topix a lâché 1,89%.

L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a dévissé de 2,12% lundi en fin de séance, victime des risques relatifs à la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine et d’un regain du yen face au dollar.

A l’issue des transactions, l’indice des 225 valeurs vedettes a abandonné 459,18 points à 21.219,50 points et l’indice élargi Topix a lâché 1,89% (-30,64 points) à 1.589,81 points.

Du côté des changes, le dollar se monnayait autour de 112,45 yens, contre 112,91 yens vendredi à la fermeture de la place tokyoïte, ce qui pénalise les valeurs exportatrices, et l’euro était en petite progression à 128,56 yens contre 128,34 yens.

La directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, arrêtée samedi au Canada à la demande des Etats-Unis, est accusée de «fraude» par la justice américaine, a-t-on appris vendredi lors de sa comparution devant un juge de Vancouver.

«Le marché a le moral au plus bas» à cause de cette affaire, selon Mutsumi Kagawa, analyste chez Rakuten Securities, interrogé par l’AFP.

«L’arrestation montre que les États-Unis adoptent une position très dure contre la Chine, y compris sur les questions de sécurité», a-t-il ajouté, précisant que «beaucoup d’entreprises fournissent Huawei».

Cette affaire inquiète les marchés car elle survient au pire moment pour la relation entre Pékin et Washington, embourbée dans de très difficiles tractations commerciales.

Ce conflit avait inquiété les marchés la semaine passée, et vendredi, Wall Street avait terminé en recul de plus de 2%.

Le constructeur d’automobiles Nissan a chuté de 2,90% à 945 yens après l’annonce de l’inculpation de l’entreprise en tant qu’entité morale, dans le cadre de l’affaire Carlos Ghosn.

Son ancien patron est poursuivi pour dissimulation de revenus sur cinq ans, et sa garde à vue a été prolongée sur de nouvelles charges.

Les sidérurgistes ont été pénalisés par les inquiétudes autour de la guerre commerciale sino-américaine. Nippon Steel & Sumitomo Metal a cédé 1,15% à 1.962,5 yens, et JFE Holdings a perdu 1,37% à 1.898,5 yens.

L’action du conglomérat Hitachi, qui chutait aussi dans la matinée, a changé de direction en début d’après-midi après qu’une TV japonaise a indiqué que le groupe était susceptible d’abandonner un projet de construction de deux réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne. Elle a fini sur un gain de 0,99% à 3.254 yens.

Le cas échéant, il s’agirait d’un coup dur pour la Grande-Bretagne où un autre japonais, Toshiba, a déjà jeté l’éponge sur un autre projet nucléaire, pour la même raison.

Hitachi avait racheté en 2012 aux groupes allemands E.ON et RWE la société Horizon Nuclear Power qui prévoit dans un premier temps de construire deux réacteurs sur le site connu sous l’appellation Wylfa Newydd.

Le gouvernement japonais promeut fortement les technologies nucléaires nippones à l’étranger, mais le fait est qu’il a du mal. La semaine passée, la presse indiquait que MHI allait renoncer à un projet en Turquie en partenariat avec Engie.

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