Marchés asiatiques: records boursiers à Séoul et Tokyo, la BoJ dans le radar

AWP

2 minutes de lecture

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en forte hausse de 2,20% à 58’583,12 points, atteignant un niveau record en séance, et l’indice élargi Topix en hausse de 0,71% à 3843,16 points.

Les Bourses de Tokyo et de Séoul s’envolent mercredi à des records en séance, rassurées sur l’IA et dopées par la tech après Wall Street, tandis que qu’un regain de spéculations sur la Banque du Japon agitait les investisseurs.

Bourses rassurées sur la tech

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en forte hausse de 2,20% à 58’583,12 points, atteignant un niveau record en séance, et l’indice élargi Topix en hausse de 0,71% à 3843,16 points.

A Séoul, l’indice Kospi a gagné 1,91%, ayant franchi pour la première fois la barre des 6000 points à des sommets inédits. Taipei a pris 2,05%, Sydney 1,17%. L’indice hongkongais Hang Seng grimpait de 0,41% vers 06H30 GMT.

Dans le sillage de Wall Street, les places asiatiques ont été portées par une reprise des valeurs technologiques, sous pression ces dernières semaines en raison d’inquiétudes sur l’impact de l’IA, notamment pour les firmes de logiciels.

Mais «à la suite de la présentation du (géant de l’IA) Anthropic mettant en avant son impressionnante gamme de produits, les gains généralisés enregistrés à Wall Street dans l’écosystème de l’IA sont à considérer comme un signe positif», montrant que les craintes ne l’ont pas emporté, constate Chris Weston, du courtier Pepperstone.

Il pointait les «tendances fortes» dopant les géants tech en Asie.

Le mastodonte taïwanais des puces TSMC s’est adjugé 2,54%. A Séoul, les champions des puces-mémoires Samsung (+2,25% dans les derniers échanges) et SK hynix, poids lourds de la cote, ont également fortement grimpé.

Longtemps jugées sous-évaluées, les actions sud-coréennes s’imposent comme les grandes gagnantes des dernières semaines, la «peur de l’IA» ne touchant guère ce pays où les firmes de logiciels jouent un rôle mineur.

Et les réformes de la gouvernance d’entreprise ont contribué à alimenter cette hausse, avec un nouveau projet de loi devant être adopté au Parlement.

A Hong Kong, le titre de HSBC bondissait de plus de 3% vers 06H30 GMT après que la banque a affiché un bénéfice avant impôts plus solide qu’attendu, sur fond de poursuite de sa profonde restructuration.

Spéculations sur la BoJ: la Bourse monte, le yen hésite

La Bourse de Tokyo a été dopée en cours d’échanges par la proposition de la Première ministre Sanae Takaichi de nommer deux universitaires au conseil de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ).

Ces universitaires, réputés «reflationnistes» -c’est-à-dire partisans d’une relance économique soutenue-, «semblent comprendre le double mandat donné à la BoJ par le gouvernement, à savoir assurer une forte croissance économique et la stabilité des prix», a commenté Takuji Aida, de Crédit Agricole.

Ces nominations, susceptibles de retarder la perspective de prochaines hausses de taux de la banque centrale, ont poussé la Bourse et fait aussitôt baisser le yen.

La devise japonaise se reprenait légèrement (+0,1%) vers 06H30 GMT à 155,65 yens pour un dollar.

Le yen avait déjà plongé de plus de 1% en fin d’échanges mardi, après que le quotidien Mainichi Shimbun a rapporté que Sanae Takaichi s’était montrée particulièrement réticente à l’idée d’un resserrement de la politique monétaire lors d’une récente réunion avec le gouverneur de la BoJ.

«Les marchés restent sensibles au degré de tolérance du gouvernement japonais vis-à-vis d’une normalisation monétaire», souligne Lloyd Chan, de la banque MUFG.

Nippon Steel plonge, son émission obligataire inquiète

Le sidérurgiste japonais Nippon Steel a plongé de quelque 5% à l’ouverture à la Bourse de Tokyo, après avoir annoncé son intention d’émettre près de 4 milliards de dollars d’obligations pour financer l’acquisition de l’américain US Steel.

Cette émission de dette colossale, très inhabituelle pour une entreprise japonaise, suscite l’inquiétude des investisseurs, qui redoutent une dilution potentielle et l’impact des coûts du service de la dette sur le cours de l’action.

L’or et le pétrole grimpent

L’or, valeur refuge récemment dopée par les incertitudes sur la politique douanière américaine et par les tensions géopolitiques autour de l’Iran, continue de grimper: il gagnait 0,96% à 5.193 dollars l’once vers 06H30 GMT.

Le marché pétrolier lui aussi reste renforcé par la crainte persistante de frappes américaines en Iran, ce qui pourrait déstabiliser l’offre de brut du Moyen-Orient.

Vers 06h30 GMT, le baril de WTI nord-américain progressait de 0,27% à 65,81 dollars, et celui de Brent de la mer du Nord de 0,23% à 70,93 dollars.

A lire aussi...