Les marchés d’Asie sont restés sans grand élan mercredi alors que se prolongent les congés du Nouvel an lunaire dans une partie de la région, l’or et le pétrole hésitant au gré d’échanges volatils faute d’investisseurs.
A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en hausse de 1,02% à 57’143,84 points, et l’indice élargi Topix sur un gain de 1,21% à 3807,25 points.
La Bourse de Sydney a pris 0,54%. Bombay était stable à l’ouverture. Taipei, Séoul et les places chinoises étaient fermées.
La place tokyoïte a rebondi après l’annonce par l’administration Trump des premiers investissements japonais s’inscrivant dans le cadre de l’accord commercial signé entre Tokyo et Washington, pour un montant de 36 milliards de dollars.
«Les investisseurs devraient s’intéresser aux entreprises japonaises liées à la production d’électricité à partir du gaz, aux exportations de pétrole brut et aux diamants synthétiques», secteur visés par ces premiers investissements aux Etats-Unis, notent les analystes de Tokai Tokyo Intelligence.
Et alors que la Première ministre Sanae Takaichi a été officiellement reconduite dans ses fonctions mercredi par le Parlement, «l’attention se portera probablement sur l’avancement du projet de budget 2026 et le contenu de ses mesures», dont un colossal cadeau fiscal promis au pays, ajoutent-ils.
Dans l’immédiat, les investisseurs ont savouré la publication de chiffres gouvernementaux montrant un bond de quelque 16%, plus fort qu’attendu, des exportations japonaises en janvier -une embellie qui a porté les titres des firmes exportatrices.
Enfin, le conglomérat MHI a bondi de 2,73% après des informations du quotidien Asahi selon lesquelles Tokyo pourrait assouplir les règles sur l’exportation d’armements à l’étranger.
Le yen se stabilise
La monnaie japonaise, elle, se stabilisait à 153,44 yens pour un dollar vers 07H30, dans un marché suspendu aux orientations budgétaires du nouveau gouvernement Takaichi.
Le Fonds monétaire international (FMI) a ainsi estimé mercredi que Tokyo devrait s’abstenir de réduire la taxe sur la consommation afin d’éviter d’aggraver les risques budgétaires.
Or et pétrole hésitants, un oeil sur l’Iran
L’or rebondissait quelque peu, prenant 1,13% à 4932 dollars l’once vers 07h30, tentant de sortir de sa léthargie de la veille. L’argent rebondissait lui de 2,85% à 75,62 dollars l’once.
«L’or et l’argent avaient reculé la veille et ont subi de nouvelles liquidations de positions longues (...) Les contrats à terme sur l’or à Shanghai étant indisponibles pour le Nouvel An lunaire, (le métal jaune) perd un catalyseur important», souligne Chris Weston, du courtier Pepperstone.
Le marché pétrolier faisait pour sa part preuve de prudence, après avoir reculé mardi face aux nouvelles discussions entre Téhéran et Washington, qui pourraient ouvrir la voie à un accord.
Vers 07h30, le baril de WTI nord-américain gagnait 0,26% à 62,49 dollars, et celui de Brent de la mer du Nord 0,34% à 67,64 dollars.