Les marchés européens tutoient les sommets, malgré les tensions commerciales

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Londres termine en légère baisse de 0,20%. A Paris, le CAC 40 monte de 0,21% et à Francfort, le Dax cède 0,32%. A Zurich, le SMI abandonne 0,75%.

Les bourses mondiales s’acheminent dans le calme vers la fin d’une semaine marquée par une salve de résultats d’entreprises, qui ont poussés plusieurs indices à des niveaux records au cours des dernières séances, malgré des tensions commerciales persistantes.

«Malgré les craintes généralisées de récession dues aux guerres commerciales, les marchés boursiers mondiaux ont progressé pendant six semaines consécutives, avec des valorisations dépassant désormais les niveaux du début d’année», commente Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique pour Lombard Odier IM.

En Europe, à l’issue d’une semaine qui a permis à l’indice vedette britannique FTSE 100 de franchir des records en séance et en clôture, ce dernier a terminé vendredi en légère baisse de 0,20%. A Paris, le CAC 40 a gagné 0,21% et à Francfort, le Dax a cédé 0,32%. A Zurich, le SMI a abandonné 0,75%.

A Wall Street, les principaux indices de la place américaine ont multiplié les clôtures à leur plus haut niveau ces derniers jours, le S&P 500 ayant même réalisé une série de quatre records d’affilée. Vers 15H55 GMT, le S&P 500 prenait 0,26%, le Nasdaq 0,29% et le Dow Jones 0,13%.

«La trajectoire future du marché dépend à présent des politiques des banques centrales, notamment des éventuelles baisses de taux de la Réserve fédérale (Fed) et de la Banque centrale européenne (BCE)», ajoute Florian Ielpo.

Le niveau de taux à long terme «obstinément élevés et des préoccupations inflationnistes continuent de freiner la progression des actions», a-t-il poursuivi.

Sur le marché obligataire, vers 15H50 GMT, le rendement de l’emprunt allemand à dix ans, évoluait à 2,71%, contre 2,70% à la clôture jeudi et 2,64% mercredi.

En Europe, les taux obligataires se stabilisaient après une forte hausse jeudi, déclenchée par la décision de la BCE de maintenir ses taux inchangés, après un long cycle de baisses, cette pause visant à évaluer les conséquences des tensions commerciales entre l’UE et les États-Unis.

Ce statu quo était largement anticipé par le marché. Mais «le changement de posture» de l’institution, qui estime désormais que «des tensions sur la chaîne d’approvisionnement des entreprises pourraient avoir des risques inflationnistes» n’était «en revanche pas si attendu», relève Romain Aumond, macroéconomiste de Natixis IM.

Le rendement de l’emprunt américain à dix ans évoluait quant à lui à 4,40%, stable par rapport à la clôture jeudi.

Sur le marché des changes, le billet vert prenait 0,17% face à l’euro, à 1,1728 dollar pour un euro.

Par ailleurs, «les investisseurs se préparent à une semaine cruciale avec à l’agenda les réunions de la banque centrale américaine (Fed), de la Banque du Canada et de la Banque du Japon, ainsi qu’un rapport clé sur l’emploi aux Etats-Unis», indique Neil Wilson, analyste de Saxo Markets.

Intel chute

Le groupe américain de semi-conducteurs et microprocesseurs Intel, très en retard dans le boom de l’intelligence artificielle (IA), chutait de 9,30% à 20,52 dollars à Wall Street, après avoir annoncé la poursuite de la réduction de ses coûts, avec notamment l’abandon de la construction d’usines en Allemagne et en Pologne, dans la foulée de la présentation de ses résultats.

LVMH rassure

Confronté aux guerres commerciales, le numéro un mondial du luxe LVMH (+3,92% à 488,70 euros à Paris) en matière de chiffre d’affaires a vu ses ventes reculer de 4% au premier semestre à 39,8 milliards.

Son bénéfice net a chuté de 22% à 5,7 milliards d’euros au premier semestre, pendant que son PDG Bernard Arnault se démène pour limiter au maximum de nouveaux droits de douane américains.

Volkswagen abaisse ses prévisions annuelles

Le géant Volkswagen (+4,50% à 93,12 euros à Francfort), fleuron en crise de l’industrie allemande, cumule les difficultés entre chute des marges et droits de douane américains, qui l’ont conduit vendredi à abaisser ses prévisions annuelles.

Puma dévisse

A Francfort, le spécialiste de l’habillement sportif Puma a chuté de 16,52% à 20,56 euros, après avoir abaissé ses prévisions «à une perte d’exploitation» en 2025, contre un bénéfice «entre 445 et 525 millions», lui aussi plombé par l’euro fort et les droits de douane américains.

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