Les marchés européens marquent le pas avant la rencontre Trump-Poutine et l’inflation US

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Paris termine en baisse de 0,57%, Francfort cède 0,34% et Milan 0,10%, quand la Bourse de Londres clôture en hausse de 0,37%. A Zurich, le SMI prend un minime 0,03%.

Les marchés financiers restent prudents lundi, l’attention des investisseurs se focalisant sur une série d’indicateurs économiques à venir dont l’inflation américaine, mais aussi sur la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine qui pourrait faire évoluer la situation en Ukraine.

A Wall Street vers 15H45 GMT, le Dow Jones cédait 0,34%, et l’indice élargi S&P 500 restait stable (0,00%) quand l’indice Nasdaq glanait 0,15%.

En Europe, la Bourse de Paris a terminé en baisse de 0,57%, Francfort a cédé 0,34% et Milan 0,10%, quand la Bourse de Londres a clôturé en hausse de 0,37%. A Zurich, le SMI a pris un minime 0,03%.

«À l’approche de la mi-août, les marchés anticipent une semaine particulièrement animée, avec plusieurs événements et publications majeurs susceptibles d’influencer le sentiment de marché», commentent les économistes de Deutsche Bank.

L’attention des investisseurs devrait d’abord se porter sur l’indice américain des prix à la consommation (CPI) en juillet, attendu mardi.

«Les craintes de marché concernant l’inflation future augmentent - en partie à cause des effets potentiellement inflationnistes des droits de douane de Trump - et les investisseurs veulent savoir si les entreprises commencent à répercuter la hausse des coûts de production sur les consommateurs», explique Fawad Razaqzada, analyste chez City Index.

«Si l’inflation est élevée, le scénario d’une baisse de taux de la banque centrale américaine (Fed) en septembre se réduit à néant», relève Stephen Innes, gérant de Spi AM.

Les taux directeurs de la Fed demeurent inchangés depuis décembre, entre 4,25% et 4,50%.

Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à deux ans évoluait à 3,77% vers 15H45 GMT, contre 3,76% à la clôture vendredi. Celui à échéance dix ans s’établissait à 4,28% comme vendredi en clôture.

Sur le marché des changes, le dollar montait légèrement lundi face à l’euro, dans l’attente des évolutions commerciales et géopolitiques mondiales.

Vers 15H45 GMT, le billet vert prenait 0,31% face à l’euro, à 1,1604 dollar pour un euro.

La rencontre Poutine-Trump attendue

«L’attention se porte aussi sur l’Ukraine et sur l’optimisme quant à d’éventuels progrès», commente Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.

Donald Trump, les dirigeants des principaux pays européens et de l’Ukraine, ceux de l’Otan et de l’UE participeront mercredi à une «réunion virtuelle» au sujet de l’Ukraine, deux jours avant la rencontre entre le président américain et Vladimir Poutine, a annoncé lundi le porte-parole du chancelier allemand Friedrich Merz.

Lors de la rencontre, il doit être question d’un possible accord prévoyant «des échanges de territoires», selon Donald Trump, pour mettre fin au conflit déclenché par l’invasion russe en Ukraine le 24 février 2022.

Coté valeurs, Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill Group, constate «le recul des valeurs de la défense, lié aux discussions à venir sur la paix entre la Russie et l’Ukraine».

A Paris, Thales a reculé de 0,31% et Dassault Aviation de 0,45%. A Francfort, Rheinmetall a cédé 4,78%, Thyssenkrupp 0,92% et Hensoldt 0,53%. Saab a perdu 0,95% à Stockholm et Leonardo 0,70% à Milan.

Sur le marché du pétrole, «toute déception sur le front ukrainien pourrait ramener le prix du baril au-dessus de 65 dollars», ajoute Mme Ozkardeskaya.

Vers 15H45 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord s’échangeait à 66,62 dollars (+0,04%) et le baril de WTI américain à 63,94 dollars (+0,09%).

Les prix de l’or baissaient quant à eux lundi, «les signes de désescalade dans le conflit ukrainien (freinant) les achats de valeur refuge», commente Fawad Razaqzada. L’once d’or perdait 1,42% à 3.349,24 dollars vers 15H45 GMT.

Ørsted ajuste sa stratégie face à l’administration Trump

A la Bourse de Copenhague, le titre Ørsted, spécialiste des énergies renouvelables, a terminé en chute de 29,65% après l’annonce d’une augmentation de capital de 60 milliards de couronnes danoises (environ 9 milliards de dollars), soutenue par l’Etat danois, actionnaire majoritaire à 50,1%.

«Compte tenu de l’évolution réglementaire sans précédent aux Etats-Unis, nous avons évalué toutes les options et conclu que cette émission était la meilleure solution pour l’entreprise et ses parties prenantes», a déclaré Lene Skole, présidente du conseil d’administration d’Ørsted, dans un communiqué.

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