Les marchés européens tournés vers les changements à venir au sein de la Fed

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Paris grimpe de 0,44% et Milan de 0,56%, Londres termine sans changement notable (-0,06%), tandis que Francfort recule légèrement de 0,12%. A Zurich, le SMI gagne 0,15%.

Les marchés mondiaux évoluent majoritairement en hausse vendredi, dans une séance sans rendez-vous économique majeur, le marché interrogeant toutefois les conséquences des changements à venir au sein de la banque centrale américaine (Fed) sur sa politique monétaire.

A Wall Street, vers 16h00 GMT, le S&P 500 avançait de 0,66%, le Nasdaq de 0,81% et le Dow Jones gagnait 0,37%.

En Europe, la Bourse de Paris a grimpé de 0,44% et Milan de 0,56%, Londres a terminé sans changement notable (-0,06%), tandis que Francfort a légèrement reculé de 0,12%. A Zurich, le SMI a gagné 0,15%.

«C’est une semaine positive pour les Bourses, bien qu’elle ne rattrape par le trou d’air de la semaine précédente causé par la publication de mauvais chiffres de l’emploi aux Etats-Unis», commente Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marchés chez IG France.

«Sur la séance, on remarque la hausse du secteur bancaire, liée aux hausse des taux sur le marché obligataire» en raison des changements possibles au sein du Comité monétaire de la Réserve fédérale (FOMC), explique Alexandre Baradez.

A la cote européenne, Crédit Agricole a par exemple gagné 3,20%, BNP Paribas 2,52%, Société Générale 1,62%, Commerzbank a pris 3,20%, Banco Santander 2,32%.

Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans est de 4,28%, contre 4,25% à la clôture jeudi; son équivalent allemand, qui fait référence pour l’Europe, était à 2,69%, contre 2,63% la veille.

Après la démission surprise de la gouverneure Adriana Kugler vendredi dernier, le président américain compte propulser son conseiller économique Stephen Miran à un poste stratégique au sein de la Fed, qu’il veut voir baisser les taux directeurs.

La nomination de ce défenseur inlassable de la politique économique de Donald Trump dans les médias doit encore être confirmée par le Sénat à majorité républicaine.

Autre nomination très attendue: celle du remplaçant de Jerome Powell, l’actuel président de la Fed, dont le mandat prend fin au printemps prochain. L’ex-gouverneur Christopher Waller fait figure de favori, selon l’agence Bloomberg jeudi.

«Bien que ces deux profils soient favorables à des baisses des taux d’intérêt de la Fed, le marché se demande si ce n’est pas risqué dans la mesure où l’inflation aux Etats-Unis n’est pas sous contrôle», a encore expliqué M. Baradez.

Cela souligne que «les baisses de taux n’entraînent pas toujours une baisse des coûts d’emprunt si elles ne sont pas perçues comme crédibles ou justifiées», explique Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.

Par ailleurs, «aujourd’hui, l’agenda des marchés financiers est calme, ce qui maintient le marché dans une position d’attente» des prochains rendez-vous économiques la semaine prochaine, commente Fawad Razaqzada, analyste de marché à City Index.

Parmi eux, l’indice des prix à la consommation (CPI) pour juillet aux Etats-Unis sera publié mardi, avant l’inflation côté producteurs (PPI) jeudi. Des indices d’inflation seront aussi attendus en France, en Allemagne et en Espagne.

L’or s’envole à New York

Le cours de l’or a atteint un nouveau record vendredi à New York, les autorités américaines ayant précisé que les nouvelles taxes douanières américaines s’appliquaient aussi à certains lingots.

Selon cette mise à jour, détaillée dans un document daté du 31 juillet mais rendu public vendredi, les lingots d’or d’un kilogramme et ceux de 100 onces sont classés par les autorités douanières américaines comme soumis à des taxes, dont une nouvelle salve est entrée en vigueur jeudi.

«Cela porte un coup en particulier à la Suisse, qui est le plus grand acteur du marché de l’affinage de l’or, étant donné qu’un taux de droit de douane de 39% sur ses exportations vers les États-Unis est entré en vigueur hier», souligne Susannah Streeter, analyste chez Hargreaves Lansdown.

«C’est une manière de faire pression sur la Suisse», estime également Alexandre Baradez, qui ajoute que c’est «aussi une piqûre de rappel que la question commerciale n’est pas réglée».

Sur la Bourse des matières premières de New York, le Comex, le prix de l’or pour livraison en décembre a atteint vendredi un sommet historique de 3'534,10 dollars l’once (31,1 grammes). Vers 16h00 GMT, il s’affichait à 3'490,80 dollars.

Le prix de l’or négocié à Londres évoluait quant à lui à 3'394,08 dollars l’once.

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