Le pétrole s’offre un rebond, aidé par les stocks américains et la Fed

AWP

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Le Brent termine sur un gain de 1,39% à 74,26 dollars et le WTI finit sur une appréciation de 1,25%, à 69,47 dollars.

Les cours du pétrole ont enregistré un rebond, mercredi, après avoir touché un plus bas de près de six mois, soutenus par une baisse des stocks de brut aux Etats-Unis et un assouplissement de la communication de la banque centrale américaine (Fed).

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a gagné 1,39%, pour clôturer à 74,26 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, avec échéance en janvier, a lui pris 1,25%, à 69,47 dollars.

En début de séance, Brent et WTI sont descendus à un niveau qu’ils n’avaient plus fréquenté depuis fin juin, avant de relever la tête.

Pour Robert Yawger, de Mizuho, c’est d’abord un mouvement technique qui a permis à l’or noir de se reprendre. «Le marché était allé trop loin» et était mûr pour un changement de trajectoire, selon l’analyste.

Pour José Torres, d’Interactive Brokers, l’or noir a ensuite profité de la publication du rapport hebdodamadaire de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), qui a révélé une contraction beaucoup plus nette qu’attendu par les analystes des stocks de pétrole brut.

Durant la semaine achevée le 8 décembre, ces réserves commerciales ont reflué de 4,3 millions de barils, alors que les analystes ne projetaient qu’une baisse de 650.000, selon un consensus établi par l’agence Bloomberg.

Le rapport a aussi montré un rebond de la demande, notamment pour l’essence et les produits distillés, catégorie parmi lesquelles figure le gazole.

Pour autant, plusieurs éléments relativisent la portée de ces chiffres. Un ajustement statistique majeur, pour commencer, qui a retiré 7,3 millions de barils aux volumes arrivés sur le marché.

Ces modifications permettent à l’EIA de corriger des approximations lors de périodes précédentes, dues à une information incomplète, mais ne reflètent pas des mouvements intervenus lors de la semaine considérée.

Par ailleurs, malgré l’accélération de la demande, les stocks d’essence et de produits distillés ont augmenté, tandis que le taux d’utilisation des capacités des raffineries a légèrement ralenti, à 90,2% contre 90,5% la semaine précédente.

«Les gens rationnels ont vu la faiblesse de ces chiffres», qui interrogent sur le niveau réel de la demande, a commenté Robert Yawger.

Mais «les spectulateurs» et les fonds algorithmiques «qui achètent dès qu’ils voient un chiffre (d’évolution des stocks commerciaux) négatif» l’ont emporté, selon l’analyste, entraînant les prix à la hausse.

L’élan a été maintenu, enfin, par un assouplissement dans la communication de la Fed, qui a acté la fin du cycle de resserrement monétaire ainsi que la décélération de l’inflation.

«Les gens voient la lumière au bout du tunnel» et se projettent vers une prochaine baisse de taux, explique Robert Yawger. Un abaissement «serait positif pour les marchés de l’énergie et pour les actifs à risque en général», a-t-il expliqué.

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