Gonet: l'actualité des marchés au 22 septembre

Jean Frédéric Nussbaumer, Gonet & Cie

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Dow +0,37%, S&P 500 +0,49%, Nasdaq +0,72%, Russell -0,77%, SOX -0,73%, Eurostoxx +0,03%, SMI +0,50%.



Wall Street enchaîne record après record, un vent porteur en provenance de Washington DC souffle sur les parquets de trading, lorsque la Fed est en mode accommodant il est manifestement ardu de faire tanguer le marché des actions.

Nouveau plus haut de tous les temps vendredi soir pour les indices S&P500 (SPX), Nasdaq100 (NDX) et Dow Jones. Le SPX clôture à 6664 points (OMG!), il entre en territoire suracheté ce qui semble laisser les investisseurs de marbre. L’indice S&P500 équipondéré (SPW) recule de 0,2%, il sous-performe le SPX de 70 points de base, on se tourne du coup du côté des géants de la tech et on constate qu’une fois encore ce sont eux qui tirent le marché en cette fin de semaine, notamment Apple (AAPL +3,2%, il semble que l’iPhone 17 plaise beaucoup) et aussi Tesla (TSLA +2,21% ne me demandez pas pourquoi par pitié). Le podium du jour du SPX se compose de la tech, des utilities et des services de communication. Le breadth est négatif sur le SPX et le NDX tandis que les volumes d’échanges décollent considérablement (+96% sur le SPX), la participation au rallye augmente assez brusquement vendredi, c’est notre vieux copain le FOMO (Fear Of Missing Out) qui provoque probablement ce phénomène. On peut aussi y ajouter une pincée de TINA (There Is No Alternative but stocks), voire de YOLO (je sais…). Sur le front des petites capitalisations, qui avaient atteint un record historique jeudi soir, la première fois depuis 967 séances de trading, on prend quelques profits, l’indice Russell2000 (RTY) évolue à contre-courant vendredi.

La volatilité est en vacances en Catatonie, le VIX égare encore 1,6% vendredi, il termine sa séance à 15,45. On observe le même phénomène sur le marché obligataire avec l’indice MOVE qui traite au plus bas depuis janvier 2022.  

Et pendant ce temps-là. L’or atteint un nouveau plus haut historique ce matin à 3720 dollars l’once, pour évoluer actuellement à 3710 dollars. La relique barbare évolue encore un peu plus près des étoiles, le marché semble s’en accommoder, à suivre.

Côté marché obligataire, la prudence est de mise face à la flambée des actions, les intervenants sortent quelque peu des bons du Trésor américain, le rendement du 10 ans remonte à 4,13%, sa prochaine zone de résistance se situe à 4,18% - 4,20%, son support pile à 4,00%. Le 30 ans traite à 4.75%, sa moyenne mobile à 200 jours évolue actuellement à 4,78%.

Au chapitre des monnaies, la semaine passée le dollar relève quelque peu la tête, la paire EUR/USD traite ce matin à 1,1746, son prochain support notable est à 1,1669, c’est sa moyenne mobile à 50 jours.

On arrive au bureau ce lundi matin automnal, la tentation d’appuyer sur le bouton d’achat est nettement moins prononcée que vendredi après-midi, les futures US d’actions traitent en léger repli et c’est là que le Wall Street Journal nous sort un article dont il a le secret, qui rappelle que les investisseurs américains conservent des montants records en liquidités, avec 7,7 trillions de dollars placés dans les fonds monétaires, dont les rendements dépassent largement ceux des comptes d’épargne classiques. Cet engouement, amorcé en 2022 avec la hausse des taux de la Fed, perdure malgré les baisses récentes, car beaucoup jugent les actions trop chères et préfèrent attendre une correction avant de revenir en Bourse (Sœur Anne si tu nous lis…). Certains particuliers gardent ainsi une part importante de leur portefeuille en cash, tandis que des gérants soulignent que plus de richesse entraîne mécaniquement plus de liquidités détenues. Si des banques comme Société Générale incitent à réduire ces allocations pour renforcer l’exposition aux actions, les experts estiment que cette «muraille de cash» continuera de croître, avec des encours susceptibles de dépasser 8 trillions d’ici 2026.

Au chapitre macro-économique, un appel vendredi entre le président des Etats-Unis et Xi n’apporte pas grand-chose de nouveau, si ce n’est la confirmation de leur rencontre prévue lors du sommet de l’APEC. Le nouveau gouverneur de la Fed Miran indique qu’il ne voit pas d’effet inflationniste lié aux tarifs douaniers, mais avertit qu’une politique monétaire trop restrictive pourrait peser sur l’emploi. Il confirme par ailleurs être celui qui place la projection des taux les plus bas («low dot»). De son côté, Neel Kashkari (Fed de Minneapolis) prévoit encore deux baisses de taux cette année. Il estime cependant que le taux neutre se situe autour de 3,1%, ce qui signifie que la politique actuelle de la Fed ne serait pas aussi restrictive qu’on le pense. Sans surprise, le Sénat n’a pas adopté le projet de financement temporaire pourtant validé par la Chambre des représentants. Les points macroéconomiques importants de cette semaine seront les indices PMI flash de septembre, les commandes de biens durables, les ventes de logements existants et l’inflation PCE «core».

Le pétrole est pris en tenaille entre deux forces. Craintes d’une offre trop abondante d’une part, tensions géopolitiques de l’autre, le baril de WTI Light Crude est quasiment inchangé sur la semaine écoulée, ce matin à 63,15 dollars.

Coucou Bercy! L'agence Fitch relève la note souveraine de l'Italie d'un cran, à «BBB+» tandis que DBRS abaisse celle de la France de AA (élevé) à AA.

Sur l'agenda macro de la semaine, on retrouve les indicateurs d'activités PMI du mois de septembre dans leur version préliminaire pour les grandes économies (mardi), les commandes de biens durables et la dernière lecture du PIB américain du 2e trimestre (jeudi), puis l'inflation PCE d'août aux Etats-Unis (vendredi).

Et au menu macro-économique de ce lundi, l'indice d'activité de la Fed de Chicago et plusieurs discours de banquiers de la Fed entre 16h00 et 18h00. 

Porsche AG réduit encore ses objectifs et reporte le lancement de modèles électriques, entraînant par ricochet un avertissement de sa maison-mère, Volkswagen, qui va devoir prendre une charge de 5,1 milliards d'euros. BBVA améliore les termes de son offre sur Banco de Sabadell. Novartis étudie les possibilités de réduire les prix des médicaments aux Etats-Unis. Roche revendique un succès clinique contre le cancer du sein. Avolta fait son entrée au Japon en signant un contrat avec l'aéroport international du Kansai. Pfizer se rapproche d'un rachat du fabricant de médicaments contre l'obésité Metsera pour 7,3 milliards de dollars, selon le FT. Apple met les bouchées doubles pour augmenter la production de l'iPhone 17 moins cher, très apprécié, selon The Information. Oracle est en pourparlers avec Meta pour un accord de 20 milliards de dollars sur l'informatique en nuage basée sur l'IA, toujours selon Bloomberg. Samsung Electronics grimpe de 5% après des rumeurs de réussite aux tests de qualification Nvidia pour la dernière puce HBM du groupe. Berkshire Hathaway monte à plus de 10% du capital de Mitsui & Co. Le groupe de Warren Buffett est en revanche sorti de BYD.

Cette nuit et ce matin en Asie, les indices traitent en ordre dispersé. Tokyo avance de 0,99% à la cloche, Hong Kong perd 0,83%, Shanghai prend 0,22%, Séoul gagne 0,68% et le Nifty50 égare 0,15%. Le future SPX recule de 0,2%, l’Europe ouvre en léger repli de 0,1%.

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