FCA-Renault: un projet de fusion qui fait sens

Morningstar Analysts

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A ce stade, nous maintenons inchangées nos estimations de juste valeur pour Fiat et Renault. Fiat est plus décoté que Renault.

Nous estimons que le projet de fusion entre Fiat Chrysler Automobiles (FCA) et Renault est raisonnable au regard de la concurrence internationale, l’intensité capitalistique et les ruptures technologiques entraînées par l’introduction de la motorisation électrique ou les véhicules autonomes.

Nous aurions apprécié de voir introduite dans le projet de fusion une certaine flexibilité quant à l’optimisation des capacités de production, mais nous reconnaissons les importantes frictions d’ordre politique ou social qu’entraînera le projet tant aux Etats-Unis qu’en France ou en Italie.

La fusion prévoit que les actionnaires des deux entreprises seront à parité au capital de l’entité fusionnée. Pour compenser les écarts de valorisation avant l’annonce, les actionnaires de FCA recevront un dividende exceptionnel de 1,6 euro (soit 2,5 milliards d’euros) ainsi que les actions de la société Comau, un fabricant de robots industriels filiale de FCA. Si la scission de Comau n’a pas lieu, un dividende additionnel de 16 centimes (250 millions d’euros) sera distribution.

Les économies de coûts sont estimées à plus de 5 milliards d’euros viendront de la convergence des plates-formes qui entraîneront des économies dans les achats, la R&D et la production.

A ce stade, nous maintenons nos estimations de juste valeur de FCA (28 euros) et Renault (90 euros), qui sont tous les deux sous-évalués (5 étoiles). Les deux constructeurs ne disposent pas de rempart concurrentiel.

Si l’on faisait l’hypothèse d’une parité de fusion de 1 pour 1, l’actif net combiné du nouvel ensemble atteindrait 66,4 milliards d’euros pour une capitalisation boursière combinée de 34,7 milliards.

Nous pensons toutefois que les investisseurs seront mieux servis en détenant des actions Fiat que Renault. Fiat affiche en effet une décote de 56% par rapport à notre estimation de juste valeur, contre une décote de 38% pour Renault.

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