EFG: la décision du TAF est sans incidence sur ses résultats

AWP

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«Le prix d’achat final pour l’acquisition de BSI par EFG prévoyait une provision correspondante», assure l’établissement.

Le groupe bancaire EFG International a assuré mercredi que la décision du Tribunal administratif fédéral (TAF) publiée la veille concernant le recours contre un verdict de l’Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma) déposé par BSI n’aura aucun impact sur ses résultats.

Le 23 mai 2016, le gendarme des marchés avait tancé la banque privée tessinoise - reprise depuis et complètement intégrée dans son homologue zurichoise - pour des manquements à ses obligations en matière de surveillance dans le scandale lié au fonds souverain malaisien 1MDB entre 2011 et 2015.

Les juges saint-gallois ont confirmé la violation des dispositions de surveillance de la part de BSI mais ont cassé un volet de la décision de la Finma portant sur la restitution de 95 millions de francs confisqués en 2016, demandant au gendarme des marchés de revoir sa copie.

Quelle que soit l’issue de cette nouvelle analyse, les résultats financiers du groupe zurichois n’en seront pas affectés. «Le prix d’achat final pour l’acquisition de BSI par EFG prévoyait une provision correspondante», assure l’établissement dans un communiqué, précisant que «toute modification du montant à restituer serait neutre sur les résultats».

Technicité comptable

Sollicitée par AWP, la Finma se félicite dans une prise de position écrite de la décision du TAF, qui valide le constat des graves manquements de BSI en matière de droit de surveillance.

L’autorité fédérale souligne que l’acceptation partielle du recours de BSI concerne les modalités techniques du calcul de la sanction. «Nous allons maintenant analyser le verdict du TAF et décider ensuite si nous procéderons directement à un nouveau calcul ou si nous portons la décision au Tribunal fédéral», a indiqué un porte-parole.

«La confiscation opérée par la Finma est basée sur une estimation», a-t-il poursuivi, signalant que celles-ci sont prévues par la loi sous certaines conditions, comme l’a rappelé le TAF.

«Selon nos estimations, le bénéfice brut dégagé par les relations concernées est largement supérieur au montant confisqué», ce qui signifie que la Finma a déjà déduit certains coûts de la banque.

Le gendarme des marchés estime que l’affaire BSI a été «un des plus graves cas de manquement des banques suisses dans le domaine de la lutte contre le blanchiment d’argent», soulignant à quel point le scandale de corruption 1MDB a lourdement porté atteinte à la réputation de plusieurs instituts et places financières, y compris la Suisse.

La nouvelle a été de nature à rasséréner le marché. A 10h20, la nominative EFG s’offrait près de 1,6% à 5,85 francs, alors que le marché dans son ensemble (SPI) progressait de 0,4%.

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