La Grèce réussit son emprunt à dix ans

AWP

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Athènes lève 2,5 milliards d’euros. Le total des offres frôle les 12 milliards d’euros. Credit Suisse figure parmi les banques mandatées.

La Grèce a levé mardi 2,5 milliards d’euros à un taux de 3,9% lors de sa première émission obligataire à dix ans depuis l’éclosion de la crise financière en 2010, a indiqué la Bourse d’Athènes.

Le ministre des Finances Euclide Tsakalotos s’est félicité «de cette émission réussie» qui intervient trois jours après la relèvement de deux crans de la note de la dette du pays par l’agence américaine Moody’s, passant de B3 à B1.

Le total des offres a atteint 11,8 milliards d’euros pour cette obligation et le coupon est 3,875%, selon le communiqué de la Bourse d’Athènes.

Le climat de confiance des marchés «s’améliore», a indiqué à l’AFP une source du milieu financier ayant requis l’anonymat.

La Grèce avait mandaté lundi BNP Paribas, Citi, Credit Suisse, Goldman Sachs International Bank, HSBC et J.P. Morgan (...) pour effectuer l’émission de cette obligation.

Fin janvier Athènes avait levé 2,5 milliards d’euros à un taux de 3,6% lors de l’émission d’une obligation à cinq ans, une première depuis la fin des programmes d’aide au pays en août dernier et la stricte tutelle de ses créanciers, UE et FMI.

La Grèce n’a pas un besoin imminent de se financer sur les marchés en raison d’un «matelas de trésorerie» octroyé par le Mécanisme européen de stabilité (MES). D’un montant minimal de 15 milliards d’euros, ces fonds suffisent à couvrir le financement de sa dette souveraine pendant 22 mois, jusqu’à mi-2020.

Toutefois, le pays espère lever sur les marchés cette année environ 9 milliards d’euros au total pour renforcer la confiance des investisseurs dans l’économie grecque.

La croissance devrait atteindre 2,4% en 2019 après 2,1% estimée en 2018, selon les dernières projections du Fonds monétaire international (FMI), publiées la semaine dernière.

Le budget grec prévoit une croissance de 2,5% pour 2019.

Cependant, la dette publique reste élevée, atteignant 180,4% du PIB, soit 335 milliards d’euros en 2018. Pour 2019, le ratio de la dette devrait baisser à 167,8%.