Les exportations suisses ont atteint un niveau record en février

AWP

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Les principaux secteurs ont contribué au développement favorable des exportations. L’industrie chimique et pharmaceutique a fait honneur à son rang de première branche exportatrice.

Poursuivant sur leur lancée de janvier, les exportations suisses ont affiché un niveau record en février. A 19,4 milliards de francs, elles se sont renforcées de 2,3% au regard du mois précédent. Les importations ont en revanche fléchi de 1,2% à 17,4 milliards.

La balance commerciale a achevé le mois sous revue sur un excédent de 2 milliards de francs, écrit mardi l’Administration fédérale des douanes (AFD). En termes réels, soit corrigés de l’inflation, les exportations ont progressé de 1,3%, alors que les importations se sont tassées de 3%.

Côté exportations, les principaux secteurs ont contribué à l’évolution favorable. L’industrie chimique et pharmaceutique a fait honneur à son rang de première branche exportatrice, ses envois bondissant de 3,9% ou 356 millions de francs à 9,5 milliards. En progression constante depuis septembre 2018, elles ont notamment tiré profit de l’envol des envois de principes actifs (+7,9%) et de médicaments (+7,1%).

Deuxième contributrice aux livraisons à l’étranger de la Suisse, l’industrie des machines et de l’électronique a elle vu ses envois quasiment stagner à 2,79 milliards, subissant une imperceptible baisse de 0,1%. Quant aux exportations horlogères, elles se sont inscrites à 1,84 milliard, en progression de 1,1%.

Exportations vers les Etats-Unis en fort hausse

Dans les autres groupes de marchandises, les exportations d’instruments de précision ont aussi essuyé un très léger repli de 0,2% à 1,45 milliard de francs, alors que celles de métaux ont présenté une expansion de 3,2% à 1,19 milliard.

D’un point de vue géographique, les envois helvétiques vers l’Amérique du Nord ont décollé en février de 8,2% à 3,96 milliards de francs, à la faveur principalement de l’envol de 9,1% des exportations vers les Etats-Unis, à hauteur de 3,67 milliards.

Les livraisons vers l’Europe, premier partenaire commercial de la Suisse, ont progressé de 1,8% à 10,88 milliards de francs. Pour la seule Union européenne, la hausse s’est inscrite à 2,3% pour un montant de 10,35 milliards, soit plus de la moitié du total.

Les envois vers l’Allemagne, premier client de l’économie helvétique, ont fait du surplace (+0,2%) à quelque 3,67 milliards de francs. Les exportations vers la France ont en revanche décliné de 1,6% à 1,13 milliard, tout comme celles à destination de l’Italie (-5,1% à 1,11 milliard).

Carton en Irlande et en Espagne

Tous pays du Vieux Continent confondus, la palme de la hausse est revenue à l’Irlande (+87,9% à 124 millions de francs). Une vigoureuse expansion est aussi à mettre au compte de l’Espagne (+74,8% à 812 millions) et de la Grande-Bretagne (+11,6% à 753 millions). Les livraisons vers l’Autriche (-21,4 à 402 millions) et la Suède (-14,5% à 120 millions) ont affiché les replis les plus conséquents.

Après le bond de 10,8% en janvier, les exportations vers l’Asie se sont contractées de 1,8%, demeurant cependant à un haut niveau de 4,33 milliards de francs. La contraction fait suite aux tassements affichés en Chine (-4,5% à 994 millions), au Japon (-8,4% à 635 millions), à Hong Kong (-2% à 497 millions) et le plongeon de plus de 20% à Singapour (à 359 millions).

En Amérique latine, les produits helvétiques ont aussi eu le vent en poupe (+2,8% à 551 millions de francs), tout comme en Afrique (+21,2% à 369 millions).

A l’importation, quasi tous les groupes de marchandises ont vu leurs envois vers la Suisse flancher. Ceux des articles de bijouterie et de joaillerie ont dégringolé de 80 millions de francs ou 14,8% à 1,47 milliard. En proie à une tendance négative depuis le début 2018, les livraisons de véhicules en Suisse ont lâché 66 millions ou 2,6% à 1,54 milliard.

Les importations de produits chimiques et pharmaceutiques, poids lourds à l’entrée, ont accusé une contraction de 1,1% à 4,5 milliards de francs, après leur dynamisme des deux mois précédents.

Sur les trois principaux marchés, seules les importations en provenance d’Europe ont tiré leur épingle du jeu (+1,1%). Les livraisons d’Asie et d’Amérique du Nord se sont repliées de respectivement 3,9% et 2,9%. Cette dernière enregistre une évolution légèrement à la baisse depuis janvier 2018. Côté asiatique, les arrivages des Emirats arabes unis ont chuté de moitié sur un mois, après avoir doublé en janvier et en décembre.