Matières premières: le sucre, l’or et le cuivre plus forts

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Le cours du sucre, qui a fortement augmenté depuis le début de l’été, a atteint mercredi un plus haut depuis décembre 2024 à 21,24 cents la livre.

Le cours du sucre brut a atteint un sommet depuis près de deux ans à New York cette semaine, porté par le ralentissement de la récolte au Brésil et les conséquences négatives de la mousson indienne.

Son prix, qui a fortement augmenté depuis le début de l’été, a atteint mercredi un plus haut depuis décembre 2024 à 21,24 cents la livre.

La hausse de 20% enregistrée «en août a été largement portée par l’activité spéculative des fonds», préoccupés notamment par les risques associés à El Niño.

Les dernières nouvelles «ont été globalement haussières» elles aussi, admet l’Organisation internationale du sucre (ISO) dans son dernier rapport de marché publié mardi.

«Les pluies dans le Centre-Sud du Brésil ont ralenti la récolte, de sorte que la production de sucre semble désormais devoir être inférieure aux 39 millions de tonnes que l’ISO anticipait il y a six semaines», souligne l’organisation.

Et la mousson indienne qui «est terminée» a été très mauvaise et aura «des conséquences négatives pour la production en 2026/2027 comme en 2027/2028», ajoute le rapport.

A court termes cependant, l’ISO prévoit un marché suffisamment approvisionné.

Vendredi vers 14H45 GMT (16H45 à Paris), la livre de sucre brut pour livraison en mars valait 20,38 cents à New York, contre 19,93 cents sept jours auparavant.

A Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en décembre valait 544,50 dollars vendredi, contre 531,50 dollars le vendredi précédent à la clôture.

L’or mord

Le prix de l’or a progressé cette semaine, seulement brièvement affecté par l’envolée du dollar et des rendements des obligations d’Etat, qui lui font concurrence comme valeur refuge, une fois ceux-ci apaisés.

En milieu de semaine, le métal jaune a connu une baisse induite par la vigueur du dollar et la hausse des taux d’emprunts.

Cette flambée obligataire s’expliquait notamment par une montée des prix du pétrole, vecteur d’inflation, de nature à déclencher de nouvelles hausses de taux des grandes banques centrales.

L’or a ensuite bénéficié du «reflux des rendements», soutenu aussi par «la demande persistante des banques centrales sur le marché physique» et des investisseurs vers les ETF, des produits de placement qui suivent la performance de ce métal, constate Fawad Razaqzada, analyste chez StoneX et Forex.com.

Les réserves d’or de la Banque populaire de Chine (PBoC) ont ainsi augmenté pour le 23e mois consécutif, de l’équivalent de 23 tonnes de lingots en septembre, soit «le plus important volume d’achats mensuels depuis trois ans», rapporte Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank, s’appuyant sur des données officielles publiées cette semaine.

Vendredi, l’once d’or (31,1 g) s’échangeait à Londres à 4184,80 dollars, contre 4141,19 dollars à la clôture la semaine passée.

Le cuivre bouillonne

Le cours du cuivre a progressé cette semaine à la Bourse des métaux de Londres (LME), soutenu notamment par un mouvement de grève au Chili.

L’entreprise Minera Centinela, appartenant au groupe Antofogasta Minerals, a annoncé dans un communiqué mercredi que «la grève des syndicats de Travailleurs Minera Esperanza et de Travailleurs Distrito Centinela est entrée en vigueur dans le cadre de la négociation collective entamée le 1er août».

Au total 709 travailleurs, soit 22% de l’effectif de l’entreprise, participent à la grève.

«Le conflit suscite des inquiétudes quant à de possibles perturbations plus importantes de l’offre» et fait donc monter les prix, explique Barbara Lambrecht, analyste chez Commerzbank.

«Des négociations salariales, également encadrées par le gouvernement, sont en cours à Escondida, la plus grande mine de cuivre au monde», souligne-t-elle.

Vendredi, une tonne de cuivre coûtait 14’534 dollars sur le LME, contre 14’258,50 dollars à la clôture la semaine dernière.

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