Matières premières: le cuivre chaud, l’or tiède, et le cacao froid

AWP/AFP

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Vendredi vers 16h15, la tonne de métal rouge coûte 14’498 dollars sur le LME, contre 14’240 dollars à la clôture la semaine dernière.

Le cuivre est monté cette semaine à la Bourse des métaux de Londres, se rapprochant du record qu’il avait établi la semaine dernière avant de chuter en raison des doutes sur la mise en place de droits de douane aux Etats-Unis.

Le métal rouge, structurellement soutenu par les besoins croissants dans les énergies renouvelables, les centres de données liés à l’intelligence artificielle ou encore le secteur de la défense, a rapidement retrouvé une tendance haussière.

Et «les inquiétudes liées à l’offre continuent d’apporter un soutien important», explique Norman Liebke, analyste chez Commerzbank.

Le ministre des Finances du Chili Jorge Quiroz a indiqué au journal El Mercurio que la production de minerai de cuivre dans le pays, premier producteur minier mondial, devrait reculer de 7% en moyenne cette année.

Ce chiffre est «largement inférieur aux attentes précédentes», explique M. Liebke, de Commerzbank.

Le Chili est le principal producteur mondial de minerai de cuivre mais alors que la production devait atteindre «environ 6 millions de tonnes au milieu des années 2020, elle est au contraire restée globalement dans une fourchette de 5,0 à 5,5 millions de tonnes ces dernières années», ajoute l’analyste.

Le métal rouge a également profité d’un léger recul du baril de pétrole cette semaine après que ce dernier a atteint son plus haut niveau depuis mai, qui améliore les anticipations de croissance économique et donc la demande industrielle pour le cuivre.

Vendredi, vers 14H15 GMT (16H15 à Paris) une tonne de cuivre coûtait 14’498 dollars sur le LME, contre 14’240 dollars à la clôture la semaine dernière.

L’or résiste

L’or est resté stable cette semaine malgré un dollar plus fort après la remontée des taux de la Réserve fédérale (Fed).

La banque centrale américaine a rehaussé ses taux d’un quart de point mercredi pour atteindre une fourchette comprise entre 3,75% et 4%.

Les prévisions actualisées de la Fed ont par ailleurs laissé entrevoir un tour de vis supplémentaire en 2026 pour palier l’inflation, ce qui a fait bondir le dollar cette semaine.

L’or, valeur refuge concurrente du billet vert, voit normalement comme défavorable la hausse des taux directeurs de la Fed. Mais cette fois, le métal précieux a même repris du terrain cédé en début de semaine après l’annonce de l’institution américaine.

Cette résilience semble indiquer un marché «surpositionné avant la décision de la Fed», c’est-à-dire des investisseurs qui avaient trop vendu d’or en anticipation de la décision de la Fed, explique J.P. Steiner, analyste chez ADM Investor Services.

Vendredi, l’once d’or (31,1 g) s’échangeait à Londres à 4348,33 dollars, contre 4349,08 dollars à la clôture la semaine passée.

Le cacao prend l’eau

Les cours du cacao ont baissé cette semaine avec de la pluie signalée en Afrique de l’Ouest, la région la plus importante pour la production mondiale de cacao.

«Le retour des précipitations en Afrique de l’Ouest au cours des dernières semaines semble avoir atténué les inquiétudes concernant la prochaine récolte», explique Mark Bowman d’ADM Investor Services.

Le site météorologique spécialisé dans l’agriculture World Weather Inc «s’attend à ce qu’il pleuve sur la plupart des zones de production de cacao au cours de la semaine prochaine, des pluies généralement faibles à modérées au quotidien, mais toutes bienvenues», rapporte l’analyste.

La tonne de cacao négociée à New York, pour livraison en décembre, évoluait à 5428 dollars, contre 5961 dollars il y a sept jours à la clôture.

A Londres, la tonne de cacao pour livraison le même mois valait 4021 livres vendredi, contre 4330 livres une semaine plus tôt en fin de séance.

Les cours du cacao ont néanmoins fortement progressé depuis le début de l’année, avec notamment des craintes sur les conséquences du phénomène El Niño, «associé à des conditions plus sèches que la normale en Afrique de l’Ouest», précise M. Bowman.

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