IA: la population suisse a tranché: la sécurité d’abord

Communiqué, AI Summit Alliance

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Quel rôle la Suisse devrait-elle jouer sur le plan international en matière d’IA, et quels résultats la population suisse considérerait-elle comme un succès pour le sommet de Genève?

En 2027, la Suisse accueillera à Genève un sommet international sur l’IA, le Geneva AI Summit 2027. Les décisions qui en détermineront le profil – ce qui figurera à l’ordre du jour, ce que le pays hôte défendra, les résultats qui mériteront d’être visés – se prennent maintenant. Les sondages sur les attitudes générales à l’égard de l’IA sont nombreux, et un nombre croissant d’entre eux cherchent à savoir si la population envisage cette technologie avec espoir ou avec inquiétude. En revanche, les données restent très rares sur les questions qui se posent aujourd’hui aux responsables politiques suisses: quel rôle la Suisse devrait-elle jouer sur le plan international en matière d’IA, et quels résultats la population suisse considérerait-elle comme un succès pour le sommet de Genève?

Cette étude a été conçue pour répondre à ces questions. En septembre 2026, 1000 adultes ont été interrogés en Suisse alémanique, en Suisse romande et en Suisse italienne. Le questionnaire accorde délibérément moins de place au ressenti et davantage à ce que les gens attendent concrètement: à qui devrait incomber la gestion des risques, quelles priorités la Suisse devrait poursuivre sur la scène internationale, quels objectifs le sommet devrait viser et ce que les différentes issues possibles à Genève signifieraient pour la réputation internationale de la Suisse.

Nos résultats sont plus tranchés et plus cohérents que nous ne l’avions prévu. Sur plusieurs indicateurs, l’opinion suisse est proche du consensus, ce qui laisse relativement peu de marge d’évolution dans un sens comme dans l’autre. Nous nous attendions à une population plus divisée, notamment entre les régions linguistiques; cette attente s’est révélée erronée, et ce de manière instructive. Les cinq constats qui suivent portent sur: un consensus suffisamment large pour clore le débat sur plusieurs questions; une préférence pour la sécurité plutôt que pour la vitesse qui se maintient même lorsqu’on en indique le coût; un écart important entre ce que la population souhaite voir la Suisse faire sur le plan international et ce qu’elle s’attend à ce que la Suisse obtienne; et une idée relativement précise de ce que la population considérerait comme un succès ou un échec à Genève.

 

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