Le dollar stagne lundi avant davantage de nouvelles sur le front diplomatique dans la guerre opposant l’Iran aux Etats-Unis, susceptibles d’influer sur les prix du pétrole.
«Avec un calendrier économique peu chargé, le pétrole devrait être le principal moteur du dollar cette semaine», a estimé Francesco Pesole, analyste d’ING.
Les investisseurs se concentreront selon lui sur les réunions du président américain Donald Trump avec des représentants des Etats du Golfe, et possiblement avec l’Iran, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, d’après des informations rapportées par un journaliste de Fox News.
Le président chinois Xi Jinping doit également se rendre en visite d’Etat aux Etats-Unis de mercredi à vendredi, afin d’échanger sur des sujets divers: commerce et droits de douanes, intelligence artificielle, Taïwan... mais aussi guerres avec l’Iran et en Ukraine.
La perspective de progrès diplomatiques dans le conflit au Moyen-Orient plombe les cours du pétrole lundi.
Or le billet vert profite normalement des prix élevés des hydrocarbures, libellés en dollar, qui dopent les attentes en matière d’inflation et donc de hausses de taux.
Pour l’instant, les investisseurs se montrent divisés à l’égard d’un nouveau resserrement monétaire lors de la prochaine réunion de la Réserve fédérale (Fed) fin octobre, après celui délivré mercredi dernier.
«Décembre reste plus probable qu’octobre, en partie en raison de sa proximité avec les élections de mi?mandat, même si des données plus solides et une nouvelle hausse des prix de l’énergie pourraient inciter les marchés à remonter» leurs estimations actuelles, a jugé M. Pesole.
Vers 10h15 GMT (13h15 heure de Paris), le billet vert prenait 0,04% face à la monnaie unique européenne, à 1,1481 dollar pour un euro, et 0,22% par rapport à la monnaie nippone, à 157,23 yens pour un dollar.
La devise japonaise a perdu près de 0,8% depuis la clôture de jeudi et la hausse de taux de la Banque du Japon (BoJ) dans la nuit de jeudi à vendredi, largement escomptée par les investisseurs. Aux yeux du marché, cette hausse ne s’est pas accompagnée d’une communication suffisamment ferme.
Le bitcoin grimpait aussi lundi, gagnant 4,28% à 84’552,53 dollars, après avoir touché 85’222,49 dollars, un plus haut depuis fin janvier.
«Les marchés financiers ont retrouvé un appétit pour le risque après avoir été obsédés par les rendements des obligations d’Etat, l’ampleur des dettes et la perspective d’un retour à une politique plus restrictive» de la Fed, a résumé Chris Beauchamp, d’IG.
Cet analyste constate que ce mouvement est renforcé lundi par «les récents afflux de capitaux» dans des fonds spéculatifs dédiés aux cryptomonnaies.