Le dollar grappille un peu de terrain mardi, dans l’attente de la décision de la banque centrale américaine (Fed) à propos de ses taux, tandis que la livre souffre quelque peu d’un manque d’amélioration des chiffres de l’emploi britannique.
Vers 17H30 GMT, le billet vert glanait 0,09% face à la monnaie unique européenne, à 1,1538 dollar pour un euro, et prenait 0,16% à la monnaie britannique, à 1,3476 dollar pour une livre.
Face à la montée de l’inflation, alimentée par la hausse des prix de l’énergie, « une hausse des taux de la Fed demain paraît inévitable», estiment les analystes de Scotiabank.
Les acteurs du marché misent en effet massivement sur un relèvement des taux d’intérêt d’un quart de point à l’issue de la réunion de l’institution.
Il s’agirait du premier resserrement monétaire depuis près de trois ans.
Mais certains analystes se montrent prudents, estimant que la Réserve fédérale peut décider une nouvelle fois de laisser ses taux inchangés (ils sont entre 3,50% et 3,75% depuis décembre).
«Même si une hausse des taux est vraisemblable, rien n’est encore joué», résument les analystes de la banque Unicredit, évoquant l’»incertitude significative» depuis que Kevin Warsh est arrivé.
Le patron de la Fed est resté très prudent dans sa communication depuis sa prise de fonctions en mai.
Aussi «le moindre signal que Warsh acceptera de donner sur la politique monétaire sera-t-il scruté avec une attention extrême «, note Kevin Ford, de Convera.
Pour Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote, «si la Fed laissait les taux inchangés, on pourrait voir le dollar décrocher et les rendements grimper encore davantage sur fond d’explosion des paris sur d’inflation, tandis que les marchés chuteraient - ce qui n’est dans l’intérêt de personne».
Pendant ce temps, au Royaume-Uni, le taux de chômage est resté stable comme attendu sur les trois mois achevés fin juillet, à 4,9%, mais le nombre d’emplois disponibles a diminué plus que prévu en août, selon l’Office national des statistiques (ONS) mardi.
La croissance a néanmoins surpris à la hausse en juillet dans le pays, ce qui explique que «la livre continue de mieux résister que prévu au choc croissant des prix de l’énergie», souligne Lee Hardman, analyste à MUFG.
La Banque d’Angleterre (BoE) devrait maintenir son taux directeur inchangé jeudi.