En quelques années seulement, l’intelligence artificielle (IA) s’est transformée d’une vision d’avenir en application qui occupe une place prépondérante dans notre quotidien. Les modèles de langage génératifs écrivent des textes, créent des images et procèdent à des analyses de données complexes. Le potentiel de la technologie ne se limite toutefois pas aux applications numériques. La prochaine étape de son développement a le monde physique dans sa ligne de mire: les machines devraient pouvoir se déplacer de manière autonome dans leur environnement réel. D’où l’importance de la robotique, en tant que passerelle entre l’intelligence artificielle et le monde physique.
Le chemin vers l’autonomie
Aujourd’hui déjà, les robots simples et ceux qui s’appuient sur l’IA font indéniablement partie des processus de production modernes. Dans le domaine industriel, par exemple, ils prennent en charge des tâches répétitives telles que la soudure, la peinture ou la configuration des chaînes de production. La plupart du temps, ces systèmes sont néanmoins soumis à des conditions strictement contrôlées et suivent des programmes fixes.
Pour s’imposer dans le monde physique, ils devront être en mesure d’évoluer dans des environnements chaotiques et de réagir à des situations imprévues.
A cet égard, la clé relève d’une interaction entre trois technologies:
- L’intelligence artificielle: les progrès du machine learning, notamment dans les domaines du Computer Vision et du Reinforcement Learning, permettent aux robots de comprendre leur environnement, de prendre des décisions et de tirer des enseignements de leur expérience.
- Les capteurs: les détecteurs sophistiqués tels que les caméras et les capteurs de pression fournissent des données précises sur l’environnement et permettent aux robots de se déplacer avec assurance et d’interagir avec les objets.
- La capacité informatique: les progrès réalisés par la technologie des semi-conducteurs et par l’Edge Computing permettent aux robots de traiter ces données en temps réel.
Les technologies ont aujourd’hui tellement évolué que les robots peuvent agir avec de plus en plus d’autonomie, selon l’association professionnelle International Federation of Robotics (IFR). De machines hautement spécialisées, ils se transforment donc en systèmes qui tirent des enseignements de leur propre expérience. On parle aussi de «Physical AI» ou IA physique.
Ruée vers les actions Unitree
Les robots humanoïdes, c’est-à-dire des robots multi-usages à forme humaine capables d’exécuter un vaste éventail de tâches, ont particulièrement la cote en ce moment. L’enthousiasme suscité par le thème a été mis en lumière par l’introduction en Bourse de Unitree Robotics, le premier fabricant chinois de robots humanoïdes, dont les actions se sont appréciées de plus de 460% lors de leur première séance à la Bourse de Shanghai. Officiellement connu sous le nom de Yushu Technology, Unitree a gagné quelque 905 millions de dollars à cette occasion, selon Bloomberg. L’introduction en bourse devrait envoyer un message fort car si Unitree est certes le premier développeur chinois de robots humanoïdes dont les actions sont négociées en Chine continentale, d’autres devraient le suivre de près. La prudence est toutefois de mise dans ce segment car même si le champ d’application des robots humanoïdes semble quasiment illimité, ils n’en sont encore qu’à leurs phase pilote et de test, comme le déclare l’entreprise de conseil américaine McKinsey.
Les progrès économiquement tangibles sont réalisés dans des domaines très discrets dans lesquels la variabilité et la complexité créent aujourd’hui des limites. Citons à cet égard l’organisation de gammes de produits changeantes, le tri de composantes inconnues ou les étapes du montage qui nécessitent des ajustements. Ces applications sont certes moins spectaculaires que lorsqu’un robot plie du linge, mais elles sont plus rentables sur le plan économique.
Un potentiel de marché élevé, une quantification difficile
Les possibilités liées à l’IA physique font aussi parler d’elles sur le marché des capitaux, comme en attestent les flux de capital risque alloués au secteur à travers le monde. Ainsi, en 2025, plus de 26 milliards de dollars ont afflué vers les start-ups actives dans le domaine de l’IA physique et de la robotique, si l’on en croit les chiffres de la plateforme de données américaine PitchBook. A titre de comparaison, ce chiffre n’atteignait encore que 4,2 milliards de dollars en 2019. Sur l’année en cours, le volume dépasse déjà 23 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal (état à la fin mai 2026).
Les écarts entre les estimations quant aux volume de marché futurs varient fortement à l’heure actuelle. Ces variations reflètent la forte insécurité relative à l’évolution, mais aussi les différences d’opinion quant à ce qui fait véritablement partie du marché. Dans une analyse de données internes, la banque anglaise Barclays cite un volume allant de 500 milliards de dollars à 1'400 milliards de dollars pour le marché de l’IA physique d’ici à 2035. Certains facteurs tels que la vitesse des progrès technologiques, les conditions-cadres réglementaires et l’acceptation par les consommateurs et les entreprises jouent à cet égard un rôle décisif1.
L’association professionnelle IFR prévoit que l’IA trouvera une application très vaste dans la robotique dans les 5 à 10 prochaines années. Elle cite à cet égard une efficacité accrue ainsi que des taux d’erreurs et des temps d’attente réduits par rapport à ceux des systèmes sans intelligence numérique. Parallèlement, un repli des coûts d’acquisition pourrait multiplier les possibilités d’utilisation pour les systèmes robotiques.
Des capteurs aux logiciels: les composantes de la robotique
L’IA physique n’en est encore qu’à ses débuts et on ne sait pas encore quelles applications ou quels fournisseurs réussiront à s’imposer. Mais quelle que soit la technologie qui finira par arrivera première dans la course vers l’IA physique, les robots resteront immobiles sans le matériel informatique et les composantes de précision nécessaires à leur fonctionnement. Les semi-conducteurs, les détecteurs d’images, les réducteurs de précision et les composants de contrôle des mouvements joueront à cet égard un rôle décisif.
C’est là qu’intervient le certificat ZKB Tracker sur la robotique. Le panier d’actions regroupe des poids lourds boursiers et des entreprises de taille moyenne qui fournissent les composantes de la prochaine génération de robots, des fabricants de robots classiques (Fanuc, Midea) aux éditeurs de logiciels industriels (Siemens) et aux plateformes d’IA (Alphabet) en passant par les fournisseurs de semi-conducteurs (VAT), de capteurs (Jenoptik) et de techniques de transmission (Cicor, Schaeffler).
Participer à l’avenir de la robotique
Du fait même de l’incertitude quant à son évolution, le thème de placement s’accompagne de certains risques auxquels les investisseurs doivent prêter une attention particulière. Ainsi le développement de la robotique dépend-il fortement des investissements et peut donc réagir aux cycles conjoncturels. De surcroît, aucune garantie n’existe quant au succès commercial de certaines approches technologiques. Par exemple, pour les robots humanoïdes, la vaste application industrielle n’est pas dénuée de toute incertitude. De plus la concurrence grandissante, provenant notamment des fournisseurs chinois, accroît les pressions sur les prix et les marges sectoriels.
Quiconque souhaite participer à l’évolution de l’IA physique, doit donc viser une vaste diversification tout au long de la chaîne de création de valeur de la robotique. Le certificat ZKB Tracker sur la robotique offre un moyen simple de participer à l’avenir du secteur. Il regroupe des entreprises issues de différents secteurs et régions. Les titres sont assortis de la même pondération et intègrent le panier d’actions à la date de l’Initial Fixing pour une durée de 3 ans.
Les certificats peuvent être souscrits jusqu’au 21 septembre 2026.
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1La banque s’appuie à cet égard sur une analyse de scénarios et de données interne qui repose sur un cadre structuré et définit clairement les marchés (robots humanoïdes, véhicules autonomes, systèmes d’automatisation industrielle et drones).
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