Nous avons une nouvelle fois enregistré de solides performances opérationnelles et financières au cours du premier semestre. Nos sites industriels ont évolué conformément aux prévisions du marché. Cette évolution, conjuguée à des prix moyens nettement plus élevés pour nos matières premières principales par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent et à un environnement de négoce favorable, a permis à notre activité d'enregistrer une hausse considérable de notre résultat.
En raison de l'intensification du conflit au Proche-Orient, le premier semestre 2026 a été marqué par une réévaluation considérable des marchés de l'énergie et des marchés et risques qui y sont étroitement liés. Ce qui était encore considéré au début de l'année comme un marché de l'énergie relativement bien approvisionné a rapidement laissé place à des préoccupations concernant la sécurité de l'approvisionnement et l'accès aux matières premières physiques. Les pénuries de pétrole, de produits raffinés, de gaz naturel liquéfié (GNL) et de capacités de fret ont entraîné une volatilité accrue sur les marchés mondiaux de l'énergie et d'autres marchés.
Dans ce contexte, l'EBITDA ajusté du groupe a progressé de 86% pour atteindre 10,1 milliards de dollars US, tandis que le résultat net attribuable aux actionnaires a augmenté de plus de 5 milliards de dollars US par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent, pour s'établir à 4,4 milliards de dollars US.
L’EBIT ajusté pour notre activité de négoce s’est élevé à 3,3 milliards de dollars US. Cette hausse de 142% par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent souligne la résilience et la réactivité de l’activité face à une incertitude géopolitique accrue et à la volatilité des marchés. Dans ce contexte, l’expertise du groupe en matière de trading, de logistique et de gestion des risques apparaît clairement. Ces compétences nous permettent d'approvisionner efficacement nos clients du monde entier en produits énergétiques et en métaux essentiels.
Notre activité industrielle a généré un EBITDA ajusté de 6,5 milliards de dollars US. Cette hausse de 72% par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent reflète la nette amélioration des prix des matières premières ainsi que la solide performance opérationnelle de l’ensemble du portefeuille. Ces effets positifs ont toutefois été en partie contrebalancés par un affaiblissement général du dollar américain et par une hausse des coûts d’exploitation. Ces derniers ont été aggravés par des perturbations des chaînes d'approvisionnement liées au conflit au Proche-Orient. Cela a eu un impact considérable sur la disponibilité et les prix des intrants et des consommables essentiels (tels que le diesel, le soufre et l’acide sulfurique), dans une mesure qui a dépassé les effets habituels de l’inflation.
Après avoir procédé à nos ajustements pro forma habituels, l’endettement net, qui a diminué de 1,0 milliard de dollars US au cours de la période sous revue, se situe dans la fourchette de notre plafond d’endettement net en activité courante, soit environ 10 milliards de dollars US. Conformément à notre pratique habituelle, nous considérons notre participation dans Bunge comme un excédent de capital et annonçons aujourd'hui une distribution complémentaire en numéraire d'un montant de 8,5 cents US par action (environ 1 milliard de dollars US), ainsi qu'un nouveau programme de rachat d'actions propres d'un montant de 500 millions de dollars US. Il devrait être achevé d'ici février 2027. Ainsi, les distributions aux actionnaires annoncées pour l’année 2026 s’élèvent au total à environ 3,5 milliards de dollars US.
En ce qui concerne le développement au niveau de nos sites, nous sommes bien placés pour atteindre, d’ici la fin de l’année 2028, une production de cuivre annualisée d’environ 1 million de tonnes, puis d’atteindre notre objectif d’environ 1,6 million de tonnes d’ici 2035. Nous progressons bien dans les projets que nous avons présentés lors de notre journée des investisseurs (Capital Markets Day) en décembre 2025. Certains d'entre eux, notamment la remise en service d'Alumbrera, sont même en avance sur le calendrier. Contrairement au calendrier initial, la première production d’Alumbrera est désormais attendue pour le second semestre 2027 et non plus pour le premier semestre 2028.
Nous annonçons également aujourd'hui qu'après avoir examiné en profondeur les différentes options permettant d'élargir notre base d'actionnaires et d'accroître la liquidité du titre, nous avons l'intention de demander une cotation secondaire à l'ASX. Nous visons une première cotation en octobre 2026.
Une cotation secondaire à l’ASX (via des CDI) offrirait en effet toute une série d’avantages stratégiques convaincants, tant en termes absolus qu'en comparaison avec d'autres places boursières mondiales. L’Australie dispose en effet de l’un des plus importants réservoirs de capitaux d’investissement à long terme au monde et dont la croissance est parmi les plus rapides, les actifs des fonds de pension devant passer de 4400 milliards à environ 12'400 milliards de dollars australiens d’ici 2045. Ce marché offre également un accès à une base d'investisseurs expérimentés et dotés d'une expertise approfondie dans le secteur mondial des matières premières.
Une cotation en Australie devrait par ailleurs renforcer notre profil sur l’un de nos principaux centres d'activité, élargir notre base d'actionnaires, améliorer la liquidité des transactions et accroître la flexibilité financière de l'entreprise. Pour les investisseurs australiens, cela offrirait un meilleur accès à des placements diversifiés dans le cuivre, alors que les opportunités d'investissement locales ont diminué en raison de la consolidation du secteur et des opérations de fusion-acquisition ces dernières années.