Marchés en Asie: Samsung déprime Séoul

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A la Bourse de Tokyo, l’indice phare Nikkei a terminé en net repli de 2,12% à 68’256,96 points et l’indice élargi Topix en baisse de 0,97% à 4062,26 points.

La Bourse de Séoul a bu la tasse à nouveau mardi, lâchant 5% au diapason de places asiatiques maussades, plombée par des inquiétudes sur les valeurs tech que les profits records du géant des puces Samsung n’ont pas suffi à dissiper.

Le pétrole, pour sa part, s’affichait en légère hausse, après qu’un tanker a été atteint lundi par un projectile non-identifié dans la région du détroit d’Ormuz.

A la Bourse de Tokyo, l’indice phare Nikkei a terminé en net repli de 2,12% à 68’256,96 points et l’indice élargi Topix en baisse de 0,97% à 4062,26 points.

A la Bourse de Séoul, l’indice Kospi a dévissé en clôture de 4,9% à 7656 points, plombé par une dégringolade de quelque 7% des géants des puces mémoire Samsung Electronics et SK Hynix, poids lourd de la cote.

Ce nouveau décrochage des valeurs tech intervient après de violentes montagnes russes la semaine dernière, et sur fond d’inquiétudes persistantes au sujet des valorisations liées au boom de l’IA.

Or, les résultats préliminaires de Samsung publiés mardi avant Bourse n’ont pas rassuré les investisseurs, en dépit de performances spectaculaires.

Le mastodonte sud-coréen a annoncé une multiplication par 19 sur un an (meilleure qu’attendu) de son bénéfice d’exploitation au deuxième trimestre à environ 89’400 milliards de wons (48 milliards de francs), pour un chiffre d’affaires en hausse de 129%.

«L’essor général des systèmes d’IA +agentiques+ a stimulé la demande, et la hausse des bénéfices confirme la forte augmentation des prix des puces mémoire», mais au vu des prévisions des résultats futurs, «le marché anticipe un certain ralentissement des taux de croissance», observe Michael Wan, analyste de MUFG.

Selon lui, «pour que l’appétit pour le risque perdure, il faudra à terme que les flux de trésorerie futurs, incluant la capacité et la volonté des entreprises comme des particuliers à investir dans l’IA, justifient le déploiement massif d’infrastructures».

Pour les valeurs tech, «même des résultats exceptionnels ne suffisent pas: les investisseurs ne jugent pas le dernier trimestre ; ils évaluent la capacité des trimestres à venir surpasser une courbe de bénéfices déjà propulsée vers des sommets quasi verticaux», abonde Stephen Innes, de SPI Asset Management.

«Il ne s’agit plus de savoir si la demande est forte, mais si elle peut continuer à s’accélérer au rythme anticipé par les investisseurs», ajoute-t-il.

«Les résultats trimestriels (de Samsung) n’ont pas remis en cause la dynamique de l’IA: ils ont simplement mis en lumière les exigences extrêmes qu’elle impose désormais (...) L’acheteur marginal finit par se demander si le potentiel de hausse justifie encore l’investissement», conclut M. Innes.

La Bourse de Taipei, elle aussi minée par le coup de froid sur la tech, a inversé la tendance et fini en chute de 2,31%. Sydney a cédé 0,31%, l’indice hongkongais Hang Seng perdait 0,84% vers 06H30 GMT.

Le pétrole monte, s’interrogeant sur Ormuz

Vers 06h30 GMT, le cours du baril de WTI nord-américain gagnait 1,18% à 69,36 dollars, tandis que celui de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, progressait de 1,22% à 72,87 dollars.

Les investisseurs continuent de guetter la situation encore volatile dans le détroit d’Ormuz: un tanker a été atteint lundi par un projectile non-identifié au large d’Oman, dans la région du détroit, a rapporté l’agence maritime britannique UKMTO.

Certes, le trafic maritime a repris dans le détroit après un protocole d’accord entre Washington et Téhéran le 17 juin.

Mais l’Iran répète, en dépit de l’opposition des Etats-Unis, qu’il n’y aura pas de retour à la situation d’avant-guerre, quand le passage était gratuit, et menace les navires tentés de contourner le seul itinéraire qu’il a autorisé.

Le yen fébrile

La monnaie japonaise restait fébrile, se stabilisant à 161,99 yens pour un dollar, après être tombée la semaine dernière à 162,84 yens, son plus bas niveau face au billet vert depuis 1986.

Elle souffre du «carry trade», un mécanisme qui consiste à emprunter dans une devise dont la banque centrale pratique des taux bas, comme celle du Japon, pour placer ses fonds dans une monnaie aux rendements plus élevés, comme le dollar américain.

Son récent affaiblissement aiguise les anticipations d’une possible intervention des autorités japonaises pour doper leur monnaie.

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