Le pétrole ralentit sa hausse après l’arrêt des frappes iraniennes contre Israël

AWP/AFP

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Vers 14h, le Brent affiche un gain de 1,25% à 94,25 dollars et le WTI une appréciation de 0,97% à 91,42 dollars.

Les cours du pétrole ont ralenti leur hausse lundi après l’annonce par l’Iran de l’arrêt des frappes contre Israël, alors que la reprise des attaques entre les deux pays inquiétait fortement les marchés depuis le début de la séance.

La progression des cours avait même dépassé 5% dans la matinée. Mais vers 12H00 GMT (14H00 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, montait de 1,25% à 94,25 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, prenait 0,97% à 91,42 dollars.

L’Iran a «infligé une sévère riposte» à Israël après son bombardement de la banlieue sud de Beyrouth, ont déclaré dans un communiqué les forces armées iraniennes.

«En conséquence, la cessation de l’opération est annoncée», ont-elles ajouté, tout en menaçant de représailles plus fortes en cas de nouvelles frappes israéliennes sur le Liban.

Peu avant, Donald Trump avait affirmé que l’Iran et Israël cherchaient «à conclure un cessez-le-feu immédiat».

«Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l’ignorance ou la stupidité ne viennent pas s’y opposer», a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Israël n’avait pas écouté un précédent appel à la retenue de Donald Trump et a frappé l’Iran dans plusieurs villes lundi.

Après 100 jours de conflit, le cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril semble très fragile, et le cours du brut, reste particulièrement fluctuant.

Mais pour le moment, le pétrole est loin de son sommet de fin avril, quand le Brent était monté à 126,41 dollars, son plus haut depuis le début de la guerre.

«La communication de Washington» joue un rôle important selon les analystes de Société Générale CIB, le marché gardant espoir qu’un accord est possible avant que les réserves mondiales de pétrole ne s’épuisent et laissent place à des pénuries.

Et la Chine, qui dispose d’importantes réserves de brut, «joue le rôle clé de force de rééquilibrage du marché, en réduisant discrètement ses importations de brut passées d’environ 11,7 millions de barils par jour (mb/j) en février à un peu moins de 9 mb/j fin mai, parallèlement à une baisse du taux d’utilisation des raffineries», expliquent-ils.

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