La Bourse de Séoul a été plombée par la perspective d’une taxation des bénéfices liés à l’IA. L’indice vedette Kospi a clôturé en forte baisse de 2,29% à 7.643 points, après avoir dégringolé en cours d’échanges d’environ 5%.
Ce décrochage, après avoir frôlé à l’ouverture la barre historique des 8000 points, intervient après l’évocation par un haut responsable gouvernemental d’un partage élargi des bénéfices générés par l’intelligence artificielle.
Alors que les géants sud-coréens des puces-mémoire Samsung Electronics et SK hynix engrangent de colossaux profits, le secrétaire de la présidence Kim Yong-beom propose un «dividende national» comme cadre de redistribution sociale de ces excédents structurels.
La dynamique qui voyait le Kospi voler de record en record s’est enrayée «lorsque les investisseurs ont envisagé la possibilité que la classe politique finisse par considérer l’IA non seulement comme un moteur de croissance, mais aussi comme une ressource nationale nécessitant une redistribution» via «une ponction gouvernementale» des bénéfices, observe Stephen Innes.
Les actions Samsung et SK hynix ont dévissé en séance, avant de modérer très largement leur pertes en fin d’échanges.
A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a grimpé en clôture de 0,52% à 62’742,57 points.
La Bourse de Sydney a cédé 0,36%, Taipei a gagné 0,26%, et l’indice hongkongais Hang Seng était stable vers 06h30 GMT.
Dollar prudent avant l’inflation américaine
Vers 06h30 GMT, la monnaie américaine était stable (+0,1%) face à la devise japonaise, à 157,39 yens pour un dollar.
Le dollar reste cependant mitigé, pris entre la remontée des cours du pétrole – négociés dans la devise américaines –, et l’attentisme avant de nouveaux chiffres d’inflation aux États-Unis.
De son côté, l’or reculait de 0,75% à 4700 dollars l’once et l’argent trébuchait de 1,74% à 84,55 dollars l’once.
Plus bas record de la roupie indonésienne
La devise indonésienne est tombée mardi à 17’527 roupies pour un dollar, son plus bas niveau historique face à la monnaie américaine.
«L’affaiblissement actuel de la roupie est dû à des facteurs externes et internes. Le conflit (au Moyen-Orient) a accru l’incertitude» et «entraîné d’importantes sorties de capitaux et une ruée mondiale vers les valeurs refuges, notamment le dollar américain», explique à l’AFP Deni Friawan, économiste du Centre for Strategic and International Studies (CSIS).
Et «sur le plan interne, l’Indonésie continue de faire face à d’importants besoins d’importation de pétrole et au versement de dividendes aux investisseurs étrangers».
La hausse des cours «du pétrole accroît également les dépenses de subventions énergétiques, accentuant la pression sur des finances publiques déjà tendues», ajoute-t-il, évoquant «des vulnérabilités et des déséquilibres structurels plus profonds».
La banque centrale a durci depuis avril les règles d’achats de dollars et intervient sur les marchés pour maintenir la stabilité de la roupie.