Les bourses de Séoul et Taipei ont clôturé en forte hausse lundi, portées par les résultats solides de la tech américaine et l’espoir d’une détente sur les prix de l’énergie après l’annonce par Donald Trump d’une opération pour débloquer le détroit d’Ormuz.
A Séoul, le Kospi a clôturé en hausse de 5,12% à 6936,99 points, atteignant un nouveau niveau record, tiré par la tech et les perspectives optimistes d’une fin de la guerre au Moyen-Orient.
A Taipei, le Taiex a clôturé en hausse de 4,57% à 26’114,90 points.
Vers 07h45 GMT, l’indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong progressait de 1,31% à 26’114,90 points.
Les bourses de Tokyo, Shanghai et Shenzhen étaient fermées en raison d’un jour férié.
Le géant sud-coréen des puces électroniques SK hynix s’est particulièrement distingué, avec une hausse de 12,5%, tandis que son rival Samsung progressait d’environ 5%. Son concurrent taïwanais TSMC prenait quant à lui 6,6%.
«Après un mois d’avril solide pour les actifs risqués, nous devons rester ouverts à ce que le mois de mai apportera», a toutefois prévenu Chris Weston du courtier Pepperstone.
«Cette semaine devrait fournir des signaux précoces mais, alors que les actifs à risque intègrent déjà beaucoup de bonnes nouvelles à juste titre, le moment de confirmer ces attentes semble être venu», a-t-il souligné.
Les résultats supérieurs aux prévisions d’Apple, Google, Microsoft et Samsung en fin de semaine dernière ont réveillé l’intérêt pour le secteur de l’IA, après les turbulences causées par la guerre au Moyen-Orient.
Selon Factset, les entreprises du S&P 500 sont en passe d’afficher une croissance de leurs bénéfices de 27,1%, soit le taux le plus élevé depuis plus de quatre ans.
Sur le marché des changes, la devise japonaise a maintenu sa position face au billet vert à 156,86 yens pour un dollar.
Selon le média nippon Nikkei, qui s’appuie sur une source officielle anonyme, le gouvernement japonais et la Banque du Japon (BoJ) auraient procédé jeudi à un achat de yens, y consacrant une partie de leurs réserves en dollars, injectant au moins 32 milliards de dollars sur le marché des changes.
Accalmie sur le pétrole
Les prix du pétrole progressaient légèrement après avoir repris leur souffle lundi à la réouverture des échanges sur les marchés asiatiques.
Vers 07h45 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin, référence du marché américain, gagnait 0,94% à 102,90 dollars.
A la même heure, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet, référence du marché mondial, gagnait 1,04% à 109,29 dollars, bien loin des plus de 126 dollars atteints en cours de séance jeudi, un plus haut depuis le début de la guerre en Ukraine.
Depuis le début des hostilités, l’Iran bloque le détroit d’Ormuz, par lequel transite d’ordinaire un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Washington a répliqué début avril en bloquant à son tour les ports iraniens.
Donald Trump a évoqué des discussions «très positives» avec l’Iran et annoncé une opération à partir de lundi pour débloquer des navires coincés depuis deux mois dans le Golfe, provoquant une mise en garde de Téhéran.
A partir de lundi matin heure locale, la marine américaine escortera au travers du détroit d’Ormuz des navires de pays «qui n’ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient», a annoncé Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.
Il a toutefois averti que si cette opération, baptisée Project Freedom («Projet Liberté»), devait être entravée par l’Iran, cela «devrait malheureusement être traité par la force».
Dans un communiqué, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé que l’opération impliquerait des destroyers lance-missiles, plus d’une centaine d’aéronefs et 15.000 soldats.
Mais l’Iran a averti qu’il considérera toute intervention américaine comme une violation de la trêve en vigueur depuis le 8 avril.